Violences sexistes dans les transports : une nouvelle campagne pour susciter un "sursaut collectif"

par F.S. avec AFP
Publié le 24 novembre 2023 à 16h38, mis à jour le 24 novembre 2023 à 16h49

Source : Sujet TF1 Info

La Première ministre a pris exceptionnellement le métro ce vendredi à Paris.
L'objectif est de lancer une campagne contre les violences sexistes et sexuelles dans les transports.
Et de "provoquer un sursaut collectif", comme le souhaite Elisabeth Borne.

"Contre les agresseurs, levons les yeux." C'est le mot d'ordre d'une nouvelle campagne lancée ce vendredi 24 novembre contre les violences sexistes et sexuelles dans les transports. Pour marquer le coup, Elisabeth Borne a pris exceptionnellement le métro à Paris, appelant à un "changement des mentalités"

Un mois pour sensibiliser

La campagne de communication, qui va durer un mois et a coûté un million d'euros, "répond à un constat alarmant", dressé par la cheffe du gouvernement. Celui réalisé par la quasi-totalité des femmes (87%) qui déclarent avoir subi des agressions verbales ou physiques dans les transports en commun. "Des sifflements, des insultes, voire des agressions sexuelles ou même des viols. C'est totalement inacceptable", a listé la Première ministre.

Face à ce constat alarmant, le gouvernement veut donc "provoquer un sursaut collectif". "Ne gardons pas les yeux rivés sur nos téléphones. Réagissons collectivement, levons les yeux", a-t-elle ajouté à la veille de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. La Première ministre a ensuite salué des agents de la RATP et les forces de l'ordre, dont une policière qui a tenu à témoigner de son expérience. "Ça arrive que des tierces personnes interviennent, mais il faut un certain courage", a-t-elle souligné. 

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Au-delà des seuls transports en commun, le gouvernement compte également sensibiliser le secteur des VTC et des taxis. Ce vendredi après-midi, le ministre des Transports, Clément Beaune, va réunir le comité dédié à ces violences pour demander "des engagements très fermes" à la profession sur le partage des données et sur la formation des chauffeurs. Il souhaite aussi que tous les actes de violence sexistes "dès lors qu’ils sont avérés, donnent lieu à une exclusion et une déconnexion des applications". Aujourd'hui, seules des peines de six mois donnent lieu à de telles sanctions. 


F.S. avec AFP

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