"Mettre la société à l'arrêt" : plusieurs organisations appellent à la grève pour défendre les droits des femmes

par T.A. avec AFP
Publié le 19 février 2024 à 17h22

Source : TF1 Info

Plusieurs organisations et syndicats appellent à une "grève du travail, des tâches domestiques et de la consommation" le 8 mars prochain.
L'objectif ? Prendre exemple sur les débrayages connus ces dernières années en Islande et en Espagne pour demander l'égalité salariale.
Cette mobilisation doit avoir lieu dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes.

La Journée internationale des droits des femmes se prépare. Le 8 mars prochain, plusieurs associations féministes et syndicats appellent à une "grève du travail, des tâches domestiques et de la consommation". L'objectif affiché ? "Mettre la société à l’arrêt et démontrer que les femmes, loin d’être une variable d’ajustement, sont un rouage essentiel de la société", écrit le collectif #GrèveFéministe dans un communiqué. Les femmes sont donc invitées à arrêter le travail à cette date, mais aussi à ne participer à aucune tâche domestique durant la journée.

Plusieurs organisations féministes, dont Osez le féminisme, et des associations comme le Planning familial, sont à l'initiative de cet appel à la mobilisation. La plupart des principaux syndicats, la CGT, la CFDT, Unsa, FSU et Solidaires, s'est aussi jointe au mouvement. Ils incitent les salariés à obtenir des "actes", "y compris par la grève". "Malgré les effets d’annonces gouvernementales de faire de la cause des femmes la grande cause du quinquennat, les inégalités persistent dans le travail, dans les foyers et dans la société", déplorent ces cinq organisations syndicales.

Un mouvement inspiré de la grève en Islande en 1975

En 1975, en Islande, une journée de grève des femmes avait marqué l'histoire du pays et ouvert la voie à des avancées majeures en matière d'égalité entre femmes et hommes. 90% des salariées de cet État insulaire avaient alors stoppé le travail, mais aussi les tâches domestiques chez elles. 30.000 femmes, sur les 220.000 habitants décomptés en Islande à cette période, avaient ensuite manifesté jusqu'à l'intérieur de la capitale, Reykjavík.

Cette contestation en a inspiré d'autres, plus de quarante ans plus tard : le 8 mars 2018, une grève féministe en Espagne avait donné lieu à un arrêt de travail de deux heures de nombreuses femmes. Selon les deux principaux syndicats du pays, celui-ci avait été suivi par 5,9 millions de personnes dans le pays. En octobre dernier, de nouveau en Islande, des milliers de femmes, dont la Première ministre Katrín Jakobsdóttir, avaient de nouveau cessé le travail pour demander l'égalité salariale et protester contre les violences faites aux femmes.


T.A. avec AFP

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