La France expulse d'abord des Roumains, des Albanais et des Algériens

Le service METRONEWS
Publié le 28 juin 2016 à 10h00
La France expulse d'abord des Roumains, des Albanais et des Algériens

DES CHIFFRES - "Le Parisien" a eu accès aux statistiques de la police aux frontières. Ce qui permet de savoir, sur le nombre d'expulsés en 2015, les nationalités les plus représentées. Il apparaît aussi que des étrangers venant de pays en guerre, et donc ayant potentiellement accès au statut de réfugiés, sont parfois reconduits à la frontière.

Les données sont normalement confidentielles. Le Parisien publie ce mardi un état des lieux sur la nationalité des étrangers expulsés en France, en 2015, basé sur les statistiques de la police aux frontières (PAF). Elle dresse en effet des répartitions par nationalités, mais qui restent secrètes.

D'après ces données, révélées par le quotidien , le nombre de ressortissants étrangers, européen ou non expulsés en France métropolitaine l'an dernier s'élève à 10.471. Sur ce total, le plus grand nombre des expulsés sont de nationalité roumaine. Arrivent ensuite les Albanais, les Algériens, les Tunisiens et les Marocains. Ces cinq nationalités totalisent 63% des expulsions.

"Réponse inadaptée"

Il apparaît aussi d'après ces statistiques que des étrangers sont renvoyés chez eux, alors même qu'ils émanent de pays en guerre. L'an passé, 19 Afghans ont ainsi fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire, tout comme onze Gambiens, quatre Syriens, huit Iraniens, dix Soudanais ou encore quatre Erythréens. Des chiffres que la Cimade, association de soutiens aux réfugiés , dénonce : pour l'association, renvoyer des Erythréens dans leur pays revient à les condamner à mort.

Dans les faits, tous les étrangers ne sont pas forcément renvoyés dans leur pays d'origine, mais sont parfois admis dans un autre pays de l'Union. C'est en fait le cas pour la moitié des étrangers placés en rétention en France. Ce qui fait dire à la Cimade que "cette énorme machine fait office de réponse inadaptée à la régulation des migrations intra-européennes."

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