La maternité d'Orthez fermée après un "accident grave" d'anesthésie

Le service METRONEWS
Publié le 30 septembre 2014 à 14h15

SANTE – Une jeune maman a dû être hospitalisée d'urgence après un accident lors de son accouchement à Orthez, dans les Pyrénées-Atlantiques. De quoi relancer le débat sur l'avenir de cette maternité, déjà en sous-effectifs.

C'est un "'accident grave", selon les propres mots de l'Agence régionale de santé (ARS) d'Aquitaine, qui a conduit à la fermeture temporaire de la maternité d'Orthez, dans les Pyrénées-Atlantiques.

Dans la nuit de vendredi à samedi, une femme venue donner naissance à son enfant a été victime d'un incident lors de son accouchement, vraisemblablement lié aux conditions d'anesthésie. Dans l'urgence, le bébé et sa mère ont dû être transférés à Pau, pour y recevoir les soins adéquats. Et si le bébé a pu être sauvé par les médecins, l'état de la mère est en revanche plus préoccupant. Certes, elle a pu être stabilisée, mais son pronostic vital reste pour l'instant engagé.

L'avenir de la maternité était déjà en question

Le temps de comprendre ce qu'il s'est passé, la maternité d'Orthez a été fermée. "Compte tenu de fortes suspicions concernant la sécurité anesthésique, le directeur du Centre hospitalier a suspendu l'activité obstétricale en prévoyant son transfert vers le Centre hospitalier de Pau", indique l'ARS dans son communiqué. Les autorités sanitaires ont lancé une enquête afin d'analyser les circonstances de l'accident. Le parquet de Pau a également ouvert, de son côté, une enquête judiciaire.

> A lire aussi : L'assurance maladie veut réduire les séjours en maternité

Cet accident ne plaide en tout cas pas en faveur du maintien en activité de cette maternité. La question est posée depuis plusieurs mois par les autorités, qui s'inquiètent du manque de gynécologues-obstétriciens sur place. Ce week-end encore, quelques 800 personnes manifestaient pour demander le maintien en activité du service. Après cette affaire, il y a peu de chances pour que le directeur de l'ARS, Michel Laforcade, soit enclin à leur donner raison. "Cet épisode dramatique ne plaide pas pour un maintien dans des conditions de sécurité", a-t-il réagi.


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