La prise d'un antibiotique après un rapport sexuel réduit fortement le risque de MST

CQ avec AFP
Publié le 28 juillet 2022 à 10h08
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

Prendre de la doxycycline après un rapport sexuel non protégé réduirait le risque de contracter trois types de MST chez des personnes à haut risque.
Aujourd'hui, les infections dues à la gonorrhée, la chlamydia ou à la syphilis sont en hausse dans le monde.

La prise d'un antibiotique après un rapport sexuel non protégé peut considérablement réduire le risque de contracter trois maladies sexuellement transmissibles (MST) d'origine bactérienne auprès de personnes à haut risque, selon une étude clinique. Des résultats qui ont été présentés mercredi 27 juillet lors de la Conférence internationale sur le sida, à Montréal, et salués comme une étape importante.

500 patients, en majorité des hommes

Concrètement, la prise de doxycycline a permis de réduire de plus de 60% les taux d'infection de type gonorrhée et chlamydia parmi des hommes ayant des rapports homosexuels. Elle a aussi semblé hautement efficace contre la syphilis. Les essais cliniques, menés auprès de 500 personnes en majorité masculines, ont même été interrompus plus tôt compte tenu de l’efficacité du médicament.

Cette découverte pourrait être significative, alors que les infections dues à ces MST sont en hausse, et en particulier chez les hommes homosexuels depuis que l’usage de préservatifs a été remplacé peu à peu par la PrEP, ce traitement préventif efficace contre le VIH. Le même jour, l’Onusida a alerté sur le fait que la pandémie et les autres crises mondiales actuelles sont venues freiner les progrès faits dans la lutte contre le sida. 

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Sur les patients de l’étude, certains suivaient un traitement PrEP, d'autres étaient porteurs du VIH. Et la prise de l'antibiotique a permis de réduire l'incidence de ces MST de 62% auprès des participants atteints du VIH, et de 66% auprès de ceux prenant la PrEP. Des effets secondaires légers ont été observés sur eux. En conférence de presse, l'autrice principale de l'étude, Annie Luetkemeyer, a recommandé l'usage de ce traitement de manière ciblée, auprès de groupes à haut risque de MST.


CQ avec AFP

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