Covid-19 : la vie avec le virus

Le jour où... il y a trois ans, la France détectait ses premiers cas de Covid-19

par Thomas GUIEN
Publié le 24 janvier 2023 à 18h45
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Source : TF1 Info

Il y a trois ans, le 24 janvier 2020, les autorités annonçaient que des malades souffraient en France d'un "nouveau coronavirus".
Le début d'une crise sanitaire sans précédent.

Aux origines du Covid-19 en France. Il y a trois ans jour pour jour, les autorités sanitaires confirmaient ce que tout le pays redoutait : des cas de malades, atteint par un virus qui allait mettre à l'arrêt toute la planète. Retour sur ces premières heures fondamentales dans la crise sanitaire.

Le 24 janvier 2020, le ministère de la Santé annonce que deux patients, originaires de Chine, sont atteints par le coronavirus, à Paris et Bordeaux. Ces deux personnes, ayant voyagé récemment en Chine, sont les premiers cas européens. Un troisième cas est déclaré le 25. Un quatrième malade, touriste chinois âgé, le 28 : arrivé en France le 23 janvier, cet homme de 80 ans originaire de la province de Hubei avait, dans un premier temps, consulté les urgences de l'hôpital européen Georges Pompidou le 25 janvier. Mais il n'avait pas été repéré comme un cas suspect, car il ne correspondait pas aux critères. Il avait de la fièvre, mais ni toux ni signe respiratoire et ne venait pas de Wuhan, épicentre de l'épidémie, mais d'une ville à 400 km au nord. Il meurt le 14 février, devenant la première victime en France de la maladie.

Le 26 janvier, alors que le nombre de cas augmente, le ministère de la Santé annonce une seconde victime du Covid-19 en France, un enseignant français de 60 ans, habitant l'Oise, détecté tardivement et mort en soins intensifs à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière. N'ayant pas voyagé dans une zone contaminée, l'origine de son infection est mystérieuse. D'autres patients parviennent en ces premiers jours de l'épidémie à surmonter la maladie : un médecin hospitalisé à la Pitié-Salpêtrière, à Paris, sort par exemple de soins le 14 février. Il avait été contaminé par un patient chinois, parti ensuite pour Taïwan où il a déclaré la maladie.

La découverte des "clusters"

À ce stade de l'épidémie, les autorités parviennent encore à tracer les malades aux quatre coins du pays. Au 15 février, six patients sur les onze cas d’infection confirmés en France restent hospitalisés sans que leur état de santé n’inspire d’inquiétude – dont cinq Britanniques contaminés dans les Alpes – tandis que quatre sont guéris. "Aujourd'hui l’épidémie est maîtrisée dans notre pays, mais il y a encore un très grand nombre de cas nouveaux chaque jour dans certains pays (...), nous devons être prêts pour parer à toute éventualité", estime alors Olivier Véran, nommé ministre de la Santé en remplacement d'Agnès Buzyn, partie en campagne pour les municipales à Paris. 

Mais, rapidement, l'opinion publique découvre que le virus semble incontrôlable. Le 28 février, une nouvelle étape est franchie avec le passage au "stade 2" de l'épidémie, stade où les cas ne sont plus isolés, mais forment des groupes de malades, des "clusters". Le lendemain, la France passe le cap des 100 cas et des mesures sont prises lors d'un Conseil de défense et un Conseil des ministres exceptionnels qui prévoient, entre autres, l'interdiction des rassemblements de plus de 5.000 personnes en milieux confinés.

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Salon de l'agriculture écourté, Salon du livre annulé, matchs reportés, concerts supprimés : les événements perturbés se multiplient, les ventes de billets s'effondrent. Le 8 mars, le cap des 1.000 cas est franchi. Le gouvernement interdit les rassemblements de plus de 1.000 personnes. Le monde du sport se met, lui, à l'arrêt. Le 12 mars, alors que la France compte plus de 2.800 cas et 61 décès, Emmanuel Macron annonce la fermeture de toutes les crèches, les établissements scolaires et les universités à partir du 16 mars et jusqu'à nouvel ordre. Les personnes de plus de 70 ans sont invitées à rester chez elle et l'ensemble des Français à limiter leurs déplacements au strict nécessaire. L'heure du confinement généralisé, face à "la plus grave crise sanitaire (que traverse le pays) depuis un siècle".


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