L’odeur particulière de l’herbe coupée annonce le grand retour du printemps et des tâches de jardinage.
Activité phare des jardiniers, la tonte qui permet de limiter la croissance de l’herbe doit rester raisonnée.
Au-delà des erreurs à éviter, une nouvelle approche de la tonte s'est développée ces dernières années

Faites-vous partie de ces Français qui entretiennent leur pelouse au moins une fois par semaine ? À en croire l’enquête réalisée en 2023 par BVA/Xsight, 65 % des Hexagonaux s’occupent hebdomadairement de leur gazon. Si certains délèguent ces travaux à des entreprises, la très grande majorité (93 %) effectue l’entretien dans le cercle familial. Il s’agit principalement de la tonte, car la moitié des Français admettent ne pas arroser leur pelouse. Mais attention aux fausses notes quand vous sortez la tondeuse ! Certaines erreurs peuvent être fatales à vos espaces verts. 

Tondre en hiver

En hiver, laissez votre tondeuse bien au chaud et au repos. Quand les températures sont froides et le sol gelé, il est inutile de tondre le gazon. D’autant plus que le niveau de l’herbe ne l’exige pas. Attendre une température de plus de 10°C pour tondre une à deux fois au cours de la saison reste plus prudent. L’arrivée du printemps donne le signal. Vous avez le feu vert dès la fin des gelées et le radoucissement des températures, le plus souvent entre mars et avril en fonction des régions. 

Couper trop court

Le souci de bien faire et de s’épargner une tonte trop rapprochée poussent parfois les jardiniers à tondre ras. Cette pratique est contre-productive, car elle favorise la prolifération des mauvaises herbes. Afin de réduire la croissance des adventices, il est conseillé de laisser six centimètres, voire davantage s’il s’agit d’une première tonte. 

Une pelouse trop courte sera aussi impactée de manière plus forte par les grosses chaleurs. Couper trop ras reste le meilleur moyen de se retrouver avec un espace extérieur complètement grillé. 

Trop laisser pousser, la mauvaise idée

Tondre se révèle un jeu d’enfant, à condition de ne pas commettre cette erreur. Si vous attendez trop longtemps, vous risquez de vous compliquer la tâche. Il est plus difficile de tondre lorsque l’herbe est haute. La tondeuse risque également de "bourrer". Pour éviter ce désagrément, effectuez l’opération toutes les semaines au printemps et tous les quinze jours en été. 

Pourquoi faut-il éviter le gazon mouillé ou humide ?

Si vous avez dans l’idée d’opérer sur une pelouse humide ou mouillée, c’est le bourrage assuré ! Attendre que l’herbe sèche reste plus prudent, mais pas toujours possible. En cas de pluies ininterrompues, vous n’avez pas d’autres choix que de tondre une herbe arrosée. Pour vous simplifier la tonte, rien de tel que cette astuce qui consiste à passer les lames de la tondeuse à l’huile végétale. Ainsi, l’herbe ne colle pas. Veillez également à aller plus lentement que d’habitude pour éviter de bourrer la machine. 

Chercher à obtenir un gazon parfait

Chasser la moindre mauvaise herbe ne fait plus partie des pratiques recommandées. Dans l’optique de prôner la diversité, on peut laisser quelques plantes spontanées comme les trèfles. La tendance est aujourd’hui à la tonte différenciée, aussi appelée tonte raisonnée. 

Vous ne tondez plus que les zones stratégiques (autour de la piscine, par exemple) ainsi que les accès pour vous y rendre. Seule une partie de la pelouse est rasée, l’autre reste sauvage. En plus d’accueillir des plantes comme les pissenlits ou les coquelicots, cette dernière sert de refuge aux petits animaux (hérissons, lézards, oiseaux…). 

En quête de perfection, certains jardiniers sont tentés d’utiliser des engrais chimiques pour obtenir un beau gazon bien vert digne d’un green de golf. Or, cette pratique brûle les racines de la pelouse. Il est préférable d’utiliser des engrais organo-minéraux comme la corne broyée. En plus de fertiliser, ils améliorent le taux de matière organique dans le sol.


Emilie CARTIER pour TF1 INFO

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