Les orques sur le départ ? Le Marineland d'Antibes au cœur d’une nouvelle polémique

par F.R
Publié le 6 janvier 2024 à 11h14

Source : JT 20h Semaine

Des associations de défense de la cause animale dénoncent un projet de vente des orques du parc Marineland au Japon.
Dans un communiqué publié ce vendredi 5 janvier, la préfecture des Alpes-Maritimes a démenti, affirmant ne pas avoir eu de "permis d'exportation".
Le parc va commencer toutefois à les préparer pour un éventuel départ.

Les trois orques du parc antibois Marineland vont-elles être vendues à un zoo japonais ? C'est en tout cas ce que dénoncent des associations de défense de la cause animale, dont One Voice, qui plaide depuis des années pour que les mammifères soient accueillis dans un sanctuaire marin. 

L'association a exprimé son inquiétude de voir les cétacés s'envoler dès la semaine prochaine pour le Japon. De son côté, l'association Sea Shepherd France dénonce un "exercice d'évacuation" des trois orques, qui consiste à les "treuiller hors de l'eau", une opération "profondément stressante et traumatisante". "Cet acte traumatisant serait totalement inutile, si ce n’est en vue d’un transfert vers un autre delphinarium", fustige l'association.

La préfecture dément tout transfert et évoque un "entraînement"

Le parc animalier va commencer à les préparer pour un éventuel départ, a en tout cas annoncé la préfecture ce vendredi 5 janvier, tout en assurant ne pas avoir encore reçu de demande de permis d'exportation.

"Les services de l'État n'ont reçu aucune demande de permis d'exportation et de certificat sanitaire, indispensables à tout transport des animaux vers l'étranger", a ainsi assuré la préfecture dans un communiqué. Mais, "dans l'hypothèse d'un déplacement [...] les soigneurs apprennent progressivement aux orques à rentrer sans stress, de manière volontaire, dans un brancard fabriqué sur mesure. C'est l'objet de la séance d'entraînement qui se déroulera dans quelques jours en présence des meilleurs experts du domaine", a-t-elle ajouté.

S'il y a 'entraînement', c'est parce qu'elles vont partir
Muriel Arnal, directrice de One Voice

"S'il y a 'entraînement', c'est parce qu'elles vont partir", a assuré à l'AFP Muriel Arnal, directrice de One Voice, tout en expliquant que ce n'était pas la procédure habituelle : "Il y a une grue sur place depuis ce matin et des palissades pour qu'on ne voie pas. Quand on sort une orque de l'eau, c'est pour la mettre dans le camion en route vers l'aéroport", a-t-elle assuré.

En octobre dernier, l'association a saisi le tribunal administratif pour empêcher l'exportation des orques, mais la procédure n'est possible qu'une fois le permis d'exportation effectivement délivré. L'association redoute qu'il le soit à la dernière minute, pour éviter ce type de recours.


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