La réforme des retraites, dossier explosif du 2nd quinquennat Macron

Les royalistes de l'Action Française revendiquent le déblocage d’un lycée parisien : que s’est-il passé ?

Felicia Sideris
Publié le 5 décembre 2019 à 17h46
Les royalistes de l'Action Française revendiquent le déblocage d’un lycée parisien : que s’est-il passé ?

Source : Twitter / Action Française

COUP DE FORCE - Des militants de l'Action française ont revendiqué ce jeudi matin avoir "débloqué" un lycée parisien. Contacté par LCI, l’établissement indique pourtant ne pas avoir été témoin d’altercations. On fait le point sur ce qu'il s'est réellement passé.

Alors que des lycéens voulaient rejoindre le mouvement de contestation contre la réforme des retraites ce jeudi 5 décembre, des militants de l’Action française (AF), groupuscule royaliste et nationaliste, se sont rendus devant le lycée Montaigne afin de le "débloquer". Mais il s’agirait en fait uniquement d’une "tentative" avortée d'empêcher les cours, selon l’établissement parisien.

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Les cours n'ont pas été perturbés

Sur Twitter, ce groupe d’extrême droite se vante d'avoir "débloqué" le lycée du 6e arrondissement parisien. "Le droit de grève dont certains élèves et  étudiants s'enorgueillissent se mérite", écrivent-ils pour justifier leur action, estimant qu’étudier n’est pas "un métier" et que dès lors des élèves ne peuvent pas jouir de ce droit. 

Les lycées sont partis en voyant arriver des gens avec des barres de fer

Une lycéenne scolarisée au lycée Montaigne

Contacté par LCI, l’établissement indique cependant que, si des élèves ont bien placé des poubelles peu avant 7 heure devant les portes, aucun cours n'a été perturbé, l’établissement étant "ouvert normalement". Et d'ajouter que le personnel n'est jamais intervenu pour déloger des individus. Du côté de l'UNL, un syndicat lycéen, les faits vont d'ailleurs dans ce sens-là. Une élève de l’établissement nous explique ainsi qu'il n'y a pas réellement eu d’évacuation forcée, la "quinzaine" de personnes présente s’étant dispersée après avoir "eu peur". "Ils sont partis en voyant arriver des gens avec des barres de fer." Sur les images de l’Action française, les militants casqués et aux visages dissimulés semblent effectivement ne pas rencontrer beaucoup de résistance. 

Un militant de l'AF confie effectivement que dès leur arrivée, les personnes qui avaient "mis les poubelles" ont quitté les lieux. Mais il justifie tout de même cette action. "Ces militants, qui étudient à Montaigne, sont tout le temps embêtés." Alors qu'ils savaient dès la veille que des "militants d’extrême gauche" voulaient empêcher les cours, les royalistes étaient donc "préparés". Et d’avertir qu’ils sont prêts à réitérer. "Ce sera comme ça demain et toute la semaine si besoin." A Montpellier, des étudiants ont eux aussi été pris pour cible, deux d'entre eux ont même été blessés. Le syndicat visé accuse l'extrême droite d'être derrière cette intimidation. 


Felicia Sideris

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