L'épineuse question des violences policières

Loi "sécurité globale" : ses opposants appellent à poursuivre la mobilisation

La rédaction de LCI
Publié le 7 décembre 2020 à 7h12
JT Perso

Source : JT 13h WE

CONTESTATION - Alors que plus de 50.000 personnes ont manifesté dans toute la France samedi 5 décembre contre la loi "sécurité globale", le collectif qui s’oppose à cette dernière appelle à continuer la mobilisation "jusqu’au retrait" du texte.

Le collectif qui rassemble journalistes, syndicats et ONG réclamant le retrait d'articles de la proposition de loi "sécurité globale" a appelé dimanche 6 décembre à "poursuivre la mobilisation", au lendemain de manifestations parfois émaillées de violents incidents. "La coordination #StopLoiSecuriteGlobale appelle à poursuivre la mobilisation jusqu'au retrait (...) des articles 21, 22 et 24 de la proposition de loi Sécurité globale et du Schéma national de maintien de l'ordre", indique leur communiqué.

"Emmanuel Macron n'a apporté aucune réponse lors de son interview accordée le 4 décembre à Brut" et "à ce jour, l'Elysée n'a pas répondu à notre demande d'entrevue", déplore ce collectif, qui regroupe syndicats de journalistes, diverses associations, ONG de défense des droits ou encore des Gilets jaunes.

"Enracinement de la contestation"

"La diversité et l'ampleur des cortèges" lors de la journée de mobilisation samedi "témoignent de l'enracinement de la contestation contre la proposition de loi 'sécurité globale', tandis que d'autres villes ont rejoint le mouvement", estime-t-il, revendiquant "des dizaines de milliers" de manifestants à Paris.

Près de 90 rassemblements ont eu lieu en France, réunissant 52.350 personnes au total, dont 5.000 personnes à Paris, selon le ministère de l'Intérieur, en forte baisse par rapport à la semaine précédente (133.000 personnes selon le ministère de l'Intérieur, 500.000 selon les organisateurs).

Dans la capitale, la progression du cortège a été ralentie par une série de violences (voitures incendiées, mobilier urbain saccagé, vitrines endommagées...). "A Paris, la manifestation autorisée (...) a été très vite dénaturée par la stratégie délibérée de la terre brûlée mise en place par la préfecture de police de Paris", qui "a abouti à de nouvelles violences, à des mutilations et à des blessures graves", dénonce la coordination. Des incidents ont également été signalés à Lyon, Dijon ou encore à Nantes. 

Un total de 95 personnes ont été interpellées samedi en France lors des manifestations. Les incidents durant celles-ci ont fait 67 blessés parmi les forces de l'ordre, dont 48 à Paris, selon un "bilan définitif" donné dimanche par Gérald Darmanin.


La rédaction de LCI

Tout
TF1 Info