Loi Travail : depuis le Japon, François Hollande assure qu'il "tiendra bon"

Le service METRONEWS
Publié le 27 mai 2016 à 12h17
Loi Travail : depuis le Japon, François Hollande assure qu'il "tiendra bon"

LOI TRAVAIL - Le chef de l'Etat a estimé vendredi qu'il fallait aller "jusqu'au bout", et qu'il n'envisageait pas de reculer sur l'article 2, le plus controversé.

François Hollande n'entend pas renoncer à la loi Travail. Ce vendredi, en visite au Japon, le président a assuré qu’il "tiendra bon" face à la contestation, défendant une "bonne réforme". "Je tiendrai bon parce que je pense que c'est une bonne réforme et que nous devons aller jusqu'à son adoption", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet du G7 à Ise-Shima (Japon). "Je veux que nous puissions aller jusqu'au bout", a-t-il martelé, ajoutant que "les Français jugeront" lorsque le texte sera "mis en œuvre en septembre".

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Pour François Hollande, pas question de reculer sur l'article 2, le point le plus controversé du projet de loi. L'hypothèse avait été évoquée à plusieurs reprises, notamment par Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, et par Michel Sapin, le ministre des Finances. Tous deux estimaient que cette partie du texte, qui permet aux accords d'entreprise de déroger à la loi sur un certain nombre de questions, devrait "peut-être" être modifié. Ce vendredi, François Hollande a fermé la porte à cette hypothèses, assurant que "tout cela doit être maintenu".

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Ce dernier a également profité de sa prise de parole depuis le Japon pour s'en prendre à la CGT, qu'il accuse de "mettre en difficulté l'économie française". Alors que celle-ci appelle à "poursuivre et amplifier les mobilisations" dans un communiqué commun avec FO, Solidaires, FSU et les syndicats étudiants Unef, Fidl, et UNL, le chef de l'Etat lui a reproché sa radicalisation : "Si le dialogue est toujours possible, il n'est jamais fondé sur un ultimatum. On ne peut pas accepter qu'il y ait une centrale syndicale […] qui puisse dire ce qu'est la loi ou ce que ne doit pas être la loi", a-t-il dénoncé.

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