Le ministre de l'Intérieur a dévoilé un nouveau plan, déjà évoqué fin octobre, pour lutter contre la maltraitance animale.
Parmi les mesures, des référents sur le sujet seront nommés dans chaque gendarmerie et commissariat.
Les cas de maltraitance envers les animaux sont en augmentation ces dernières années.

Des spécialistes contre les maltraitances animales, dans tous les commissariats de France. Dans un plan pour lutter contre ce sujet qui prend de l'ampleur ces dernières années, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a effectivement annoncé, ce vendredi 27 janvier, que toutes les brigades de gendarmerie et commissariats verraient nommer au sein de leurs effectifs un référent dédié à cette problématique.

Faciliter le dépôt de plainte

Ce référent sera alors chargé de prendre les plaintes liées à ce sujet et d'enquêter sur ces violences que le ministre a qualifiées d'"insupportables". "Spécifiquement formés, ces 4000 policiers et gendarmes seront en lien avec les services vétérinaires de l’État et les associations de protection animale", a précisé le ministre sur Twitter, alors qu'il était en déplacement dans la matinée dans un refuge de la SPA à Chamarande, dans l'Essonne.

Cette mesure vient s'ajouter à la création en janvier d'une division nationale d'enquête dédiée à la lutte contre les violences faites aux animaux. Composé de quinze enquêteurs, ce service sera chargé des dossiers les plus graves. Les enquêteurs pourront notamment être amenés à faire du renseignement, de la prévention ou à participer à des enquêtes internationales sur les trafics d'animaux, selon RMC.

Ces moyens sont mis en place alors que le nombre d'affaires liées à de la maltraitance animale a bondi ces dernières années. La SPA a traité 23.800 signalements en 2022, soit une progression de 52%. En France, en 2021, 12.000 infractions concernant des animaux domestiques, apprivoisés ou tenus en captivité, ont été enregistrées par la police et la gendarmerie, contre 9200 en 2016, selon les chiffres du service des statistiques du ministère de l'Intérieur diffusés en octobre dernier. 

Les atteintes envers les animaux domestiques - mauvais traitements, sévices graves, atteintes involontaires à la vie et à l'intégrité de l'animal, abandons, etc. - ont donc augmenté de 30% entre 2016 et 2021, selon une étude de l'Intérieur, alors que les actes de cruauté envers les animaux sont punis d'une peine de cinq ans de prison et de 75.000 euros d'amende.


Aurélie LOEK

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