Cruauté envers un chat : pour la première fois en France, un juge reconnait un "préjudice animalier"

par A. LG
Publié le 16 janvier 2024 à 13h23

Source : La Matinale LCI Week-end

Le tribunal de Lille vient officiellement de reconnaitre le "préjudice animalier" dans une affaire de cruauté envers un chat.
Concrètement, cela signifie qu'un animal peut obtenir des dommages et intérêts.
Le propriétaire qui avait abattu à mort l'animal, a ainsi été condamné à verser la somme symbolique de 100 euros, outre une peine d'emprisonnement avec sursis.

C'est une petite révolution pour la cause animale. Dans le cadre d'une affaire de cruauté envers un chat jugée par le tribunal correctionnel de Lille le 11 janvier dernier, un "préjudice animalier" a pour la première fois été reconnu en France. C'est l'avocate à l'origine de cette "victoire symbolique", Graziella Dode, qui en a fait elle-même l'annonce.

"Un pas de plus pour le droit des animaux", peut-on lire dans sa publication le réseau social Instagram. Si des condamnations pour "sévices graves" ou "cruauté" envers des animaux avaient déjà été prononcées dans le passé, jamais un préjudice envers un animal ouvrant droit à l'indemnisation de sa souffrance n'avait en effet officiellement été reconnu par un juge. 

Une somme dérisoire mais symbolique

L'affaire dont il est question concernait une chatte âgée d'environ un an nommée Lanna, retrouvée sans vie le 14 juillet 2023 dans une poubelle après avoir été battue à coups de poing et de latte en bois par son propriétaire.

"Ils ont un enfant autiste dont le comportement envers leur chatte, Lanna, n’était pas adapté. Un jour, l’animal l’a griffé et le compagnon a pété un câble. Il a frappé à mort l’animal", a expliqué auprès de 20 Minutes Me Graziella Dode, qui intervenait au nom de la Ligue protectrice des animaux du Nord de la France (LPA-NF), en tant que partie civile.

Ce dernier, poursuivi pour "actes de cruauté envers un animal", a été condamné à huit mois de prison avec sursis assortis d'une interdiction permanente de détenir un animal de compagnie. Au titre du "préjudice animalier", ce dernier a donc également été condamné à verser la somme symbolique de 100 euros à l'association de défense des animaux.


A. LG

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