De nouveaux rassemblements ont été organisés mardi soir contre la réforme des retraites.
À Paris ou à Nantes, des violences ont éclaté entre forces de l'ordre et manifestants lors de ces protestations, conduisant à 81 interpellations à Paris et 47 interpellations dans le reste du pays.
Il s'agit du 6e soir consécutif de mobilisation depuis le recours au 49.3 à l'Assemblée.

La colère ne retombe pas. Contre la réforme des retraites, des milliers de personnes étaient encore mobilisées ce mardi 21 janvier au soir, au lendemain de l'adoption définitive du texte à l'Assemblée nationale. Des rassemblements étaient organisés dans plusieurs métropoles françaises, conduisant parfois à des violences entre forces de l'ordre et manifestants. 

81 interpellations à Paris

Ce fut le cas à Paris, où rendez-vous était donné par l'intersyndicale à 18 heures, place de la République. Des tensions ont néanmoins débuté autour de 20h30, à la fin du rassemblement syndical, qui a réuni jusqu'à 3500 personnes. La réunion de contestation s'est alors transformée en un face à face tendu entre quelques centaines de manifestants et des forces de l'ordre.

Jets de projectile et de grenades lacrymogènes ont été échangés. Plusieurs charges de police ont été menées sur la place quadrillée à ses extrémités par des unités de police et de gendarmerie. Les forces de l'ordre ont procédé au total à 81 interpellations, selon une source policière à LCI. Des petits groupes de manifestants se sont dispersés dans les rues proches de la place de la Bastille, où de nombreuses poubelles ont été brûlées. 109 personnes ont été verbalisées et les pompiers ont procédé à 89 interventions pour des départs de feu. 

À Nantes, où 10.000 manifestants selon les syndicats, 4100 selon la police, ont participé à un cortège avec des flambeaux, des gaz lacrymogènes ont été tirés peu après le début de la manifestation par les forces de l'ordre, qui essuyaient de nombreux tirs de mortier, ont constaté des journalistes de l'AFP. En marge du cortège, des dégradations ont été commises. Des commerces ont été saccagés et des slogans comme "49.3 ça passera pas" ou "Macron ne comprend que l'émeute" ont été tagués.

À Clermont-Ferrand, la fin d'un rassemblement a été marquée par une charge policière. Le cortège était plus calme à Grenoble, où près de 5000 personnes ont participé à partir de 19h à un défilé aux flambeaux dans les rues de la ville, selon la préfecture de l’Isère. À Rennes également, une manifestation était organisée. 4000 personnes ont défilé, selon les organisateurs, 1200 selon la préfecture.

Au Mans, environ 300 manifestants se sont réunis autour d'une "sculpture de feu" représentant un "49.3". À Lille, plusieurs centaines de manifestants se sont aussi réunis vers 19 h 00 dans le centre-ville, face à la préfecture, en grande majorité des jeunes, lycéens ou étudiants, mais aussi des syndicalistes de la CGT ou SUD qui avait déclaré une manifestation statique, selon la préfecture du Nord. Un cortège, dont les participants scandaient des slogans anticapitalistes, s'est cependant ébranlé dans le calme en direction du sud de la capitale des Flandres.

Hors Paris, 47 personnes ont été interpellées dans la soirée et 55 policiers ont été blessés, notamment à Nantes et Lyon, selon un bilan communiqué mercredi matin. 


A. Lo.

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