Marches pour le futur : des milliers de manifestants défilent à la veille du 1er tour

M.D.
Publié le 9 avril 2022 à 20h04
À Paris, 5.600 manifestants ont marché entre les places de la Bastille et de la République, selon la police, 35.000 selon les organisateurs.

À Paris, 5.600 manifestants ont marché entre les places de la Bastille et de la République, selon la police, 35.000 selon les organisateurs.

Source : Emmanuel DUNAND / AFP

Des "marches pour le futur" ont eu lieu ce samedi un peu partout dans l’Hexagone.
À Paris, plusieurs milliers de personnes ont répondu à l’appel des associations écologistes.

Plusieurs milliers de personnes ont participé ce samedi 9 avril à des "marches pour le futur" un peu partout en France. Une action collective qui intervient à la veille du premier tour d'une élection présidentielle bien peu marquée par l'urgence climatique. L'appel avait été lancé mardi dernier par des associations et collectifs écologistes, mais aussi antiracistes, féministes et anti-précarité, parmi lesquels le mouvement citoyen Alternatiba, Greenpeace, les Amis de la Terre, le collectif féministe #NousToutes ou encore la fondation Abbé Pierre. Un évènement qui se veut apolitique, avait indiqué en début de semaine les organisateurs, la loi interdisant depuis vendredi soir minuit toute propagande électorale.

De Paris à Marseille, de Strasbourg à Toulouse, en passant par Lyon,  83 "marches pour le futur", au total, ont été recensés par les organisateurs, qui évoquent le chiffre de 60.000 manifestants. Dans la capitale, quelque 5.600 manifestants ont défilé pacifiquement entre les places de la Bastille et de la République, selon la police, 35.000 selon les organisateurs. Une centaine de Gilets jaunes étaient présents en tête de cortège. Certains candidats à l'élection présidentielle étaient présents dans le cortège parisien. L'écologiste Yannick Jadot a défilé, discrètement, derrière le camion de son parti EELV, tandis que Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise, est "passé rapidement et discrètement", selon son entourage. 

"Fin du monde, fin du mois, même combat"

À Lyon (1.600 personnes selon la préfecture, 3.000 selon les organisateurs), le cortège rythmé de slogans, fanfares et Olas a traversé le Rhône, sous de fraîches averses parfois, pour rallier la place Bellecour, la plus grande de la ville. Greepeace a ressorti le globe terrestre géant qui avait guidé les premières marches lyonnaises. Les organisateurs ont pris soin d’éviter les drapeaux de partis politiques, afin de respecter la réserve politique de mise. "Ne rajoutons pas le pétrole sur le feu", "Ils détruisent le vivant, détruisons les puissants", disaient des pancartes multicolores, ou encore : "Fin du monde, fin du mois, même combat", selon la banderole d’Alternatiba, principale association organisatrice de la marche. 

Une longue chaîne humaine jusqu’à la place du Capitole

À Bordeaux, les manifestants (3.000 selon les organisateurs, 900 selon la préfecture) se sont élancés sous le soleil. "Quoiqu’il se passe au niveau électoral, c’est trop tard. Le Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, NDLR) donne trois ans pour inverser la courbe des émissions de carbone", a expliqué à l’AFP un porte-parole du collectif "Il est encore temps" et membre d’Extinction Rébellion. Les experts climat de l'ON ont publié depuis fin février deux épais rapports de référence sur le climat, confirmant l'urgence d'inverser très rapidement la courbe des émissions de gaz à effet de serre. À Toulouse, ils étaient environ 900 selon la préfecture. Les participants ont formé une longue chaîne humaine jusqu’à la place du Capitole. 


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