PANDÉMIE - Infecté par le Covid-19, Zouhir Zerrouki, qui travaille pour l'enseigne de distribution depuis 19 ans, a appris qu'il ne toucherait pas la totalité de la prime de 1000 euros promise par son employeur aux salariés qui ont travaillé pendant l'épidémie.

Il a appris la nouvelle alors qu’il était hospitalisé pour soigner son infection au nouveau coronavirus (covid-19). Zouhir Zerrouki, employé dans un magasin Monoprix de Boulogne-Billancourt, (Hauts-de-Seine), n’aura pas droit à l’intégralité de la prime. "Cela fait 19 ans que je travaille chez Monoprix, dans le même magasin et dans le même quartier. C’est ça la récompense ? C’est une injustice claire et nette", déplore ce salarié.  

La prime est accordée au prorata du nombre de jours travaillés. Autrement dit, seuls les employés présents physiquement pendant tout le confinement toucheront la totalité des 1000 euros prévus. Pour la CGT, le cas de Zouhir Zerrouk doit être pris en charge au même titre qu'un accident de travail.  "C’est une prime de la honte, une prime méprisante. Ce n'est pas possible de fonctionner de la sorte, d’où notre colère", réagi Alain Tsamas, délégué du collectif CGT Monoprix Île-de-France. 

Le but de cette prime était de récompenser ceux qui étaient présents, dans une situation difficile avec la surcharge de travail.
Un porte-parole de Monoprix.

De son côté, la direction du groupe Monoprix explique avoir pris toutes les précautions et se dit très touchée sur le plan humain par ce cas. Mais pas question de faire une exception. "Le but de cette prime était de récompenser ceux qui étaient présents, dans une situation difficile avec la surcharge de travail. Le seul critère applicable, c’est celui de la présence effective, déclare à LCI un porte-parole de l’enseigne. 

Pour se faire entendre, les employés ont prévu de distribuer des tracts aux clients à l’entrée des magasins du groupe pendant plusieurs jours.


La rédaction de TF1info

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