Musées de Paris : Anne Hidalgo saisit son inspection générale après des cas de harcèlement

TG avec AFP
Publié le 15 avril 2022 à 23h30
La candidate PS à la présidentielle Anne Hidalgo à Paris, le 13 janvier 2022.

La candidate PS à la présidentielle Anne Hidalgo à Paris, le 13 janvier 2022.

Source : THOMAS COEX / AFP

La maire de Paris Anne Hidalgo saisit son inspection générale pour mener "une mission de contrôle".
De nombreux faits supposés de harcèlement auraient été commis par des fonctionnaires dans les musées gérés par la Ville.

Une "mission de contrôle". C'est ce que la maire de Paris Anne Hidalgo a demandé à son inspection générale. En cause : de nombreux faits supposés de harcèlement commis par des fonctionnaires dans les musées gérés par la Ville, et décrits dans un article de Libération.

Dans une enquête parue le 9 avril, le quotidien a recueilli une vingtaine de témoignages faisant état de nombreux cas de harcèlement sexuel ou moral, de propos homophobes, racistes et misogynes, voire d'agressions dans au moins six des quatorze musées. Selon les témoignages recueillis, ces comportements sont le fait d'agents ayant le statut de fonctionnaires et leurs victimes sont pour la plupart des vacataires au statut précaire, aux profils plus jeunes et féminins.

Des sanctions allant de l'avertissement à la révocation

Sollicitée par l'AFP, la direction de Paris-Musées affirme que "tout signalement de harcèlement ou de discrimination a donné lieu à l'ouverture d’une procédure", a "fait l'objet d'un traitement et d'un suivi, et est assorti de sanctions quand les faits sont avérés". À l'issue de la procédure, qui prévoit "la protection immédiate de la victime (limitation des contacts, suspension temporaire, éloignement de l’agent mis en cause…)" et une enquête interne, "plusieurs types de sanctions peuvent alors être prononcés, allant de l’avertissement à la révocation", affirme encore la direction. 

"Toutes les situations évoquées par le journal Libération font l'objet d'un traitement selon cette procédure", dit encore Paris-Musées, qui dit ne pas pouvoir donner le détail des cas ni des sanctions pour des raisons de confidentialité. "Pour certaines, les démarches ont déjà abouti" comme au Palais Galliera, au Petit Palais, à la crypte archéologique de l'île de la Cité et aux Catacombes, "pour d'autres, elles sont en cours", comme au Musée d’art moderne de Paris ou au musée Carnavalet, ajoute la direction.

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Selon un communiqué de la mairie publié ce vendredi, Anne Hidalgo demande notamment à ses inspecteurs de vérifier "que toutes les alertes ont bien été prises en compte et que des réponses y ont été apportées".


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