Neuf lycées parisiens fermeront leurs portes d'ici à 2024, confirme Valérie Pécresse

A. Lo.
Publié le 8 novembre 2022 à 22h31
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

La présidente de la région Ile-de-France a confirmé la fermeture partielle ou totale de sept lycées parisiens dès la rentrée 2023.
L'année suivante, deux autres établissements fermeront également leurs portes.
Le foncier dégagé devrait être transformé en internat ou résidences étudiantes.

L'offre de lycées publics parisiens continue de se réduire. Lors du conseil régional, la présidente de la région Ile-de-France et le rectorat ont confirmé la fermeture partielle ou totale de sept lycées parisiens dès la rentrée 2023. Deux autres établissements devraient être concernés en 2024. Ces fermetures ont été justifiées par Valérie Pécresse par la "baisse historique des effectifs des lycées de Paris".

"1,6% des effectifs" parisiens concernés

Sont concernés le lycée général Georges-Brassens (19e arrondissement) et les lycées professionnels Brassaï (15e), Armand-Carrel (19e), le site de Charenton de Théophile-Gautier (12e), le site Friant de Lucas-de-Nehou (14e), Suzanne-Valadon (18e) et Charles-de-Gaulle (20e). À la rentrée 2024, devront ensuite fermer le lycée professionnel Jacques-Monod (5e) et le lycée général et technologique François-Rabelais (18e).

"Ce n'est pas un sujet de suppression de postes", a affirmé Valérie Pécresse. Selon elle, il y aurait dans ces lycées aujourd'hui 8000 places vacantes et la baisse des effectifs devrait s'accroître d'ici à 2030 avec une perspective de 12.000 places vacantes. Cette "restructuration" ne concerne, pour 2023, que 780 lycéens sur 46.000 à Paris, soit "1,6% des effectifs" et "moins qu'un lycée de petite ou grande couronne", a aussi relativisé l'élue de droite.

Le "regroupement" décidé ne devrait donc pas entrainer de "fermeture d'offre de formation", a promis le recteur de la région académique d'Ile-de-France et de l'académie de Paris, Christophe Kerrero. "Les lycées que nous allons fermer sont pour la plupart vétustes, en mauvais état", a ajouté la présidente de région, qui gère depuis 2021 tous les lycées professionnels de la capitale.

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Les économies réalisées vont aussi permettre de "dégager des moyens pour pouvoir les déployer en banlieue" où, à l'inverse, les effectifs augmentent, a souligné Valérie Pécresse, qui prévoit 11 lycées neufs et 6 extensions, soit 14.700 places supplémentaires, d'ici à 2028. À la place du foncier libéré, Valérie Pécresse entend ouvrir 1000 lits sous forme d'internat ou de résidences étudiantes, en priorité pour les filles et la filière médicale et paramédicale.


A. Lo.

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