Nouvelle grève des éboueurs à Marseille : la préfecture de police réquisitionne des agents

Marius Bocquet avec AFP
Publié le 22 janvier 2022 à 13h58
Selon la préfecture, 800 à 1000 tonnes de déchets supplémentaires sont abandonnées chaque jour de grève à Marseille..

Selon la préfecture, 800 à 1000 tonnes de déchets supplémentaires sont abandonnées chaque jour de grève à Marseille..

Source : TF1

MARSEILLE - Face à la nouvelle grève des éboueurs qui a débuté mardi, la préfète de police a annoncé la réquisition d'agents pour ramasser les ordures. Le secrétaire général de FO y voit une atteinte au "droit constitutionnel de grève".

Nouvelle grève des éboueurs à Marseille depuis mardi. Pour y faire face, la préfète de police a annoncé vendredi la réquisition jusqu'à lundi d'agents pour ramasser les 1500 tonnes d'ordures déjà accumulées sur la voie publique. "Chaque jour de grève, 800 à 1000 tonnes de déchets supplémentaires sont abandonnées sur la voie publique", a justifié la préfecture dans un communiqué, estimant que cette situation représente "une menace pour la salubrité et la sécurité publiques".

Une mesure qui n'est pas du goût du syndicat FO, à l'initiative de la grève. "On n'a jamais vu une réquisition lancée au bout de 48 heures de grève alors qu'il n'y a quasiment pas de poubelles dans les rues", a réagi Patrick Rué, secrétaire général de FO à la ville de Marseille et à la métropole, estimant qu'elle vise à "enlever le droit constitutionnel de grève". Selon lui, 1500 tonnes d'ordures représentent seulement l'équivalent d'"une journée de collecte sur Marseille".

Deuxième grève en moins de deux mois

FO proteste contre la remise en cause, selon lui, de plusieurs revendications qui auraient été actées avec la métropole dans un accord passé le 20 décembre. Cet accord avait mis fin à une précédente grève d'un mois. De son côté, la métropole a assuré jeudi dans un communiqué qu'elle "respecte les termes de l'accord".

"Il ne peut pas y avoir de négociation à partir du moment où les accords ont été passés, sont respectés et où la revendication supplémentaire n'est pas légale", a commenté Yves Moraine, conseiller de la métropole chargé des négociations avec les syndicats, faisant allusion à une prime supplémentaire de 100 euros par mois demandée par FO pour les agents travaillant les dimanches et jours fériés. Le syndicat souhaite également la réduction du temps de travail (pour habillage, déshabillage, douche et temps de pause) accordée en vertu du contexte sanitaire. Elle ne concernerait, selon FO, qu'un tiers des agents.


Marius Bocquet avec AFP

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