Noyades : vers une année noire sur les plages ?

Benoit Leroy
Publié le 15 août 2022 à 7h43

Source : Les MATINS LCI

Alors que l'été est loin d'être fini, les marins-pompiers des Bouches-du-Rhône sont intervenus davantage que lors de l'année saison 2021.
Au moins 25 interventions ont eu lieu depuis le mois de mai, contre 20 un an plus tôt.
La situation pourrait s'expliquer, entre autres, par les fortes chaleurs de cet été.

L'été 2022 sera-t-il marqué par une hausse spectaculaire du nombre de noyades sur les littoraux et dans les piscines en France ? Depuis le mois de mai dernier, les pompiers des Bouches-du-Rhône sont intervenus au moins 25 fois pour des faits de noyade, parfois mortels. Dernier exemple en date, le décès d'une petite fille le 9 août dernier dans l'étang de Berre, entre Istres et Marignane.

Alors que la saison estivale est bien loin d'être terminée, ces chiffres sont déjà supérieurs à ceux constatés pour l'ensemble de l'été 2021. Un an plus tôt, une vingtaine de noyades avaient été recensées dans le même département des Bouches-du-Rhône.

Plusieurs éléments peuvent expliquer ce bilan plus sombre. D'abord, au niveau mathématique. En 2021, l'été avait été marqué par une série de restrictions sanitaires empêchant les touristes de partir, dont l'instauration d'un passe sanitaire dans les cafés et restaurants. Dans le même temps, les contrôles aux frontières avaient été renforcés suite à l'émergence du variant Delta du Covid-19. Toutes ces mesures sanitaires expliquaient, en partie, une saison estivale avec une moindre fréquentation. 

Les fortes chaleurs également en cause ?

Les conditions météorologiques sont également à prendre en compte. Cette saison 2022 a été marquée par - au moins - quatre vagues de fortes chaleurs. Or, ces températures élevées ont eu tendance à pousser les vacanciers, résidents de départements côtiers ou propriétaires de piscines à davantage se baigner pour traverser au mieux les canicules. Face à nos confrères de France 3, le lieutenant Christophe Sola, responsable de la surveillance des baignades, rappelle qu'une "noyade se passe très vite, parfois dans peu d'eau"

Pour éviter ces accidents, les bonnes attitudes doivent devenir des réflexes. Pour les enfants, la solution la plus sûre est celle du gilet de nage. Pour les petits et les grands, il ne faut pas faire l'impasse sur une entrée "en douceur" dans l'eau pour éviter toute hydrocution. Enfin, au moindre de doute, les pompiers conseillent de se rendre aux urgences. En effet, une noyade "sèche" - provoquée après avoir bu la tasse, par exemple - peut entraîner une infection dans les poumons. Une situation parfois mortelle.

Le quart sud-est de la France n'est pas le seul touché par une recrudescence de noyades. À Paris, au moins trois personnes sont mortes depuis juillet dernier dans le canal de l'Ourcq, dans une zone interdite à la baignade. Toujours "dans les terres",  une jeune femme a vu son pronostic vital engagé après s'être noyée à l'Isle-Jourdain (Gers), samedi 13 août.


Benoit Leroy

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