Appel à la grève dans les centrales nucléaires françaises

Julien Moreau avec AFP
Publié le 5 octobre 2022 à 6h27
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

L’intersyndicale CGT- CFE-CGC/Unsa - CFDT a lancé un appel aux agents du parc nucléaire français pour l’organisation d’une journée de grève, ce jeudi 6 octobre.
Une revalorisation des salaires sera réclamée pour faire face à la crise.
Si la grève venait à durer, cela pourrait mettre à mal le calendrier de redémarrage de réacteurs d'EDF.

L’intersyndicale CGT- CFE-CGC/Unsa - CFDT a décidé d’appeler les agents du parc nucléaire français à une journée nationale de grève, ce jeudi 6 octobre, pour réclamer une revalorisation des salaires tout en tenant compte de l’inflation. Cet appel intervient alors qu'une nouvelle réunion est prévue, ce jeudi 6 octobre, entre représentants des salariés et du patronat du secteur des industries électriques et gazières, autour de la revalorisation du salaire national de base (salaire de branche), a rapporté la Fédération nationale des mines et de l’énergie-CGT. 

Ce bras de fer, qui dure depuis l'été dernier, s'est soldé par une augmentation de 1,3% des salaires en 2022. La CGT, pour sa part, réclame l'évolution du salaire national de base au niveau de l'inflation glissante.

Le calendrier de redémarrage de réacteurs mis à mal

"Les représentants nationaux DPN (Division de la production nucléaire) des fédérations CGT, CFE-Énergies, CFDT, FO, appellent l'ensemble des agents à se mobiliser, ce jeudi 6 octobre 2022, pour une hausse significative du SNB (salaire national de base)", ont déclaré les syndicats dans un tract interne.  "Les employeurs et les représentants de l'Etat ne peuvent pas à la fois exiger des agents qu'ils travaillent d'arrache-pied pour assurer le passage de l'hiver et, en même temps, les mépriser en refusant de compenser l'inflation qu'ils subissent !", ont ajouté les organisations syndicales dans ce tract.

"On défend l'aspect salarial, mais derrière, si on a besoin d'être reconnu pour nos emplois, c'est aussi pour défendre le service public", a tenu à souligner Fabrice Coudour, secrétaire fédéral de la FNME-CGT, anticipant d'éventuelles critiques dans un contexte de tension sur l'énergie. Il ne devrait pas y avoir de conséquence visible pour le public dans l'immédiat, mais des conséquences économiques pour les entreprises. Ce conflit pourrait mettre à mal le calendrier de redémarrage de réacteurs d'EDF. "Moins nos employeurs répondent vite aux revendications, plus ça risque de décaler dans le temps les redémarrages", a estimé Fabrice Coudour.

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Pour certains, la grève a déjà commencé depuis une semaine. Les salariés de la centrale du Bugey, dans l’Ain, ont entamé un mouvement de grève, le 29 septembre dernier, afin de préserver leur pouvoir d’achat. "Depuis 10 ans, nous avons eu près de 15% de perte de pouvoir d’achat par rapport à l’inflation. On maintiendra la pression jusqu’à ce que nos employeurs lâchent, on est motivé", a déclaré un délégué syndical de la CGT à la centrale du Bugey à LyonCapital.fr. Selon les dernières informations, l’entreprise ne proposerait qu’une augmentation des salaires de 1,5%.


Julien Moreau avec AFP

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