Parcoursup 2022 : lancement dans un climat d'incertitude sur les épreuves de mars du bac

La rédaction de LCI
Publié le 20 janvier 2022 à 10h34
Parcoursup 2022 : lancement dans un climat d'incertitude sur les épreuves de mars du bac

Source : iStock

VŒUX - Les élèves de Terminale peuvent dès ce jeudi faire connaître leur choix d'orientation sur la plateforme Parcoursup. La formulation de ces vœux démarre une nouvelle fois dans une période d'incertitudes, alors que leurs épreuves de spécialités au bac, prévues en mars, pourraient être reportées en raison du Covid.

L'heure des choix a sonné pour les centaines de milliers d'élèves de Terminale. Les inscriptions aux études supérieures ouvrent ce jeudi à 11h sur Parcoursup. Cette plateforme d'admission post-bac, inaugurée il y a quatre ans, intègre toutes les formations reconnues par l'État.

Jusqu'au 29 mars, les candidats pourront formuler jusqu'à 10 vœux (avec possibilité de sous-vœux selon les formations), sans avoir à les classer. Ils auront ensuite jusqu'au 7 avril pour compléter leur dossier et confirmer ces vœux. Il est recommandé, pour ne pas se retrouver sur le carreau, de ne pas faire qu'un seul vœu et de ne pas candidater qu'à des filières sélectives.

Pour chaque vœu, les élèves doivent expliquer leur motivation en quelques lignes. Une "fiche Avenir" sera également transmise aux universités et formations sélectives, un document qui contient l'appréciation des professeurs et l'avis du chef d'établissement.

Les épreuves de spécialité, source d'inquiétude en cette période d'orientation

Pour les élèves, cette session d'inscriptions se fera une nouvelle fois dans un climat d'incertitude, les élèves ne sachant pas si leurs épreuves de spécialités au bac, prévues en mars, seront reportées ou non en raison du Covid.

Ces épreuves de spécialités sont nées de la réforme du baccalauréat impulsée par le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. Comptant pour 32% de la note finale au baccalauréat, elles sont prévues à la mi-mars et doivent influer sur les admissions sur Parcoursup. Mais en raison de la crise sanitaire, leur passage en mars n'a encore jamais été mis en œuvre. Il y a un an, Jean-Michel Blanquer avait annoncé l'annulation des épreuves d'enseignement de spécialité, privilégiant leur obtention en contrôle continu.

Cette fois-ci, ce n'est pas une annulation, mais un report qui est étudié avec les syndicats et le conseil national de la vie lycéenne, réunis mercredi. Jean-Michel Blanquer a accepté ces discussions, demandées par plusieurs organisations, lors de la journée de mobilisation de jeudi dernier. 

Il faut qu'on nous dise très vite si on passe les épreuves de spécialités dans moins de deux mois ou pas car même en étant bon élève, ça me stresse particulièrement.

Ilyes, 17 ans, en Terminale

Si, selon plusieurs sources interrogées par l'AFP, le report semble inévitable, la date de passage des épreuves entre mars et juin fait débat. En attendant des décisions du ministère qui pourraient être annoncées très prochainement, dans les lycées les enseignants et surtout les élèves sont préoccupés de ne "pas savoir sur quel pied danser".

"Il faut qu'on nous dise très vite si on passe les épreuves de spécialités dans moins de deux mois ou pas, car même en étant bon élève, ça me stresse particulièrement", lance Ilyes, 17 ans, en Terminale dans un lycée de Bagnolet en Seine-Saint-Denis. Selon lui, "évacuer ces épreuves permettrait aussi de se concentrer sur l'orientation dans Parcoursup".

Pour Ruben Carius, président de l'organisation Les Lycéens!, "reporter ces épreuves en juin, c'est ajouter du stress et de la pression, car il y a déjà le grand oral et la philosophie. C'est aussi très important d'avoir des épreuves nationales et anonymes qui comptent dans nos dossiers Parcoursup".


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