L'Université Panthéon-Sorbonne condamne les propos d'un professeur qui a associé homosexualité et zoophilie

La rédaction de LCI
Publié le 1 octobre 2020 à 13h04
L'Université Panthéon-Sorbonne condamne les propos d'un professeur qui a associé homosexualité et zoophilie

Source : AFP

L'essentiel

POLÉMIQUE - Lors d'un cours diffusé en visioconférence, un professeur de droit a associé l’homosexualité à la zoophilie. L'université parisienne dans laquelle il officie, l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, condamne ces propos et annonce avoir saisi la référente égalité femmes-hommes, harcèlement et non-discrimination de l’établissement.

Dans les amphithéâtres de l'université Panthéon Sorbonne, la colère est toujours là après la tenue d'un cours d'un professeur de droit, ce mardi, qui associait l’homosexualité à la zoophilie. Après la diffusion sur Twitter, de vidéos extraits de son cours donné en visioconférence, de nombreux étudiants ont demandé que des sanctions soient prises à l'encontre de ce professeur de droit. 

Condamnations de ces propos par l'Université et l'UNEF

Dans un communiqué, l'université de Paris 1, dans laquelle il officie, et son administrateur provisoire, Thomas Clay, "tiennent à réagir aux propos tenus le 29 septembre 2020 par l'un des enseignants de l'établissement. [Ils] condamnent les propos tenus hier en cours par l’un de ses enseignants titulaires", peut-on lire. 

De son côté, l'UNEF assure que "les propos transphobes et homophobes d’un prof d’université sont intolérables. Nous allons tout faire pour que des mesures soient prises contre lui", détaille le communiqué du syndicat étudiant. Le délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT, Frédéric Pothier salue; lui, la condamnation de ces propos par l'Université : "La haine anti-LGBT n’a pas sa place à la Sorbonne", dit-il. 

Dans son cours, Aram Mardirossian, affirme qu'"à titre personnel", il est "fondamentalement contre le mariage pour tous" et reconnait que d'autres peuvent ne partager son avis. Puis de dérouler son exposé. Selon lui, le mariage pour tous est fondé sur la discrimination. Et c'est là, que ses propos ont beaucoup choqué : "Demain, après-demain, dans dix ans, vingt ans, trente ans, (...) Il va y avoir forcément quelqu’un un jour qui va aller devant un tribunal et dire: 'voilà, je suis discriminé, j’ai une jument, je l’adore, je ne peux pas l’épouser, c’est un scandale, c’est une discrimination'". 

Dans un autre extrait, le professeur évoque un arrêt de la Cour de Cassation qui affirmait qu'une femme transgenre ne pouvait pas devenir la mère de sa fille. "C’est un homme qui a engrossé sa femme, enfin qui a eu un enfant avec sa femme, et entre-temps il a changé de sexe. Il a voulu se faire reconnaître comme mère, enfin bref un truc complètement délirant, j’ai oublié l’espèce tellement, elle m’a laissé perplexe. Tout ça pour dire que des portes sont ouvertes, et qu'il n'y a plus de limites", a-t-il lancé à ses élèves. 


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