Paris : l'ultimatum de la mairie aux opérateurs de trottinettes

TG
Publié le 29 septembre 2022 à 18h53
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Source : Reportages découverte

La mairie de Paris a accordé un mois maximum aux opérateurs de trottinettes en libre-service pour améliorer ce service dans les rues de la capitale.
Les usages dangereux sont nombreux, et le stationnement anarchique, selon la mairie.

L'ultimatum de la mairie de Paris. Cette dernière donne un mois maximum aux opérateurs de trottinettes en libre-service pour trouver des solutions, ont indiqué jeudi les deux parties. Objectif : limiter les usages dangereux et l'encombrement des rues.

Accidents graves et parfois mortels, usagers circulant à deux et/ou sur les trottoirs, jonchés de trottinettes mal garées… 

Compte tenu des "mésusages", la mairie "s'interroge" sur le "rapport coût-bénéfices" des trottinettes, ainsi que sur leur "coût environnemental", a déclaré David Belliard, l'adjoint aux mobilités et à la voirie, à l'issue d'une réunion avec les trois opérateurs à l'Hôtel de Ville. D'autant que ce marché rapporte à la ville "moins d'un million d'euros" par an (907.000), indique l'élu écologiste.

Vers un arrêt de la convention ?

"Toutes les options sont sur la table, dont celle d'arrêter la convention" à l'expiration du contrat en février 2023, a indiqué David Belliard. Ce dernier, avec Emmanuel Grégoire, l'adjoint à l'urbanisme, ont "demandé aux opérateurs de revenir d'ici à un mois avec des propositions d'innovation et d'évolution du service sur l'occupation de l'espace public et la sécurité", a résumé un porte-parole de Lime. La mairie a également demandé aux opérateurs de "faire de la pédagogie autour de l'impact écologique positif des trottinettes", leur bilan environnemental étant critiqué.

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Si la mairie veut réguler l'usage de ces deux roues, c'est qu'ils font désormais partie du paysage urbain. Un quart des Parisiens déclare en effet utiliser régulièrement une trottinette, selon un sondage publié mercredi par Bolt, tandis que les trois opérateurs soulignent que cette filière représente 800 emplois à Paris. 

Les accidents, eux, se multiplient. Selon les chiffres communiqués par la préfecture de police à l'AFP, les engins de déplacement personnel motorisés (EDPM), soit les trottinettes, gyropodes, hoverboards ou monoroues, ont provoqué 236 accidents à Paris sur le premier semestre, soit une hausse de 52% par rapport à 2021. En France, 24 personnes sont décédées en 2021 en utilisant des EDPM, un record.


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