Covid-19 : la propagation fulgurante du variant Omicron

La levée du pass vaccinal envisageable "dès le printemps" selon Delfraissy

La rédaction de TF1info
Publié le 17 février 2022 à 7h26
Jean-Francois Delfraissy suggère certaines mesures contraignantes pour lutter contre la reprise épidémique.

Jean-Francois Delfraissy suggère certaines mesures contraignantes pour lutter contre la reprise épidémique.

Source : Ludovic Marin / POOL / AFP

Le président du Conseil scientifique évoque une sortie "du stade de crise" du Covid-19 "pour entrer dans une phase chronique".
Une étape qui se caractérise par une "circulation contrôlée du virus" et de temps en temps "des pics épidémiques".

"Nous sommes en train d'en finir avec Omicron". A l'instar d'Olivier Véran qui a également évoqué mercredi un allègement du pass vaccinal "mi-mars" si la circulation du virus est "très faible", le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy juge plausible d'"envisager de lever le pass vaccinal dès le printemps" si "les bons chiffres se poursuivent". Evoquant même le "début d’une nouvelle ère" dans une dans une interview au Parisien jeudi, il estime que "nous vivrons encore longtemps avec le Sars-Cov-2, mais de façon différente".

"Deux ans après, nous sortons du stade de crise pour entrer dans une phase chronique. On va s'acheminer doucement, probablement à l'automne, vers une situation endémique, avec une circulation contrôlée du virus, mais avec de temps en temps des pics épidémiques dus à l'apparition de nouveaux variants.", poursuit-il. 

"Sortir de cette notion d'obligation"

Selon lui, "avec un niveau de vaccination élevé et des rappels, vivre avec le Covid, c'est (...) avoir une vie presque normale, laisser le virus circuler à condition que le niveau de contamination ne soit pas trop élevé. Et reprendre des mesures de restriction temporaire lors d'une reprise épidémique". Et de résumer : "C'est le modèle qui commence à se construire".

"Vivre avec le virus, c'est peut-être aussi sortir de cette notion d'obligation, qui a été jusque-là nécessaire. Et arriver finalement à ce que les citoyens gèrent eux-mêmes leur vie en fonction du niveau de l'épidémie. On ne peut pas demander la même chose à un jeune de 18 ans ou à quelqu'un d'âgé. Ce sera aux citoyens de choisir (d'enlever le masque, par exemple, ndlr), d'évaluer le risque", a-t-il détaillé.

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Le président du Conseil scientifique met toutefois en garde : "Ce n’est pas parce que la maladie s'installe de manière endémique qu'elle n’est pas grave ! Il va falloir beaucoup de temps pour que le Sars-Cov-2 devienne aussi bénin que les autres coronavirus. Il y aura des moments de forte circulation virale"


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