Pourquoi la vitesse est limitée à 30km/h dans certaines villes ?

par Marie BOUISSEREN pour TF1 INFO
Publié le 26 décembre 2023 à 12h00

Source : JT 13h Semaine

Plus de 200 communes françaises ont adopté la limitation à 30 km/h en ville.
L’abaissement de la vitesse maximale à 30 km/h en ville réduirait de 82 % le risque d’entrer en collision avec un piéton.
La pollution sonore est un argument essentiel dans la limitation de vitesse.

Après le passage contesté de 90 à 80 km/h sur les routes à double sens sans séparateur en 2018, de nombreuses villes tendent désormais à réduire la vitesse en ville à 30 km/h au lieu de 50. Mais au-delà de l’aspect pollution, quelles sont les raisons de cette limitation de vitesse, jusqu’ici réservée aux petites routes de villages ?

15 % des villes françaises sont désormais des « Ville 30 »

En réalité, la limitation de vitesse à 30 km/h en ville est présente depuis 2005. Cette année-là, Fontenay-aux-Roses devient la première « Ville 30 » française, suivie par Nogent-sur-Marne en 2006 et Sceaux en 2007. Cependant, la ville de Grenoble est la première grande métropole à passer au 30 km/h en 2016. À partir de 2019, le mouvement s’accélère avec l’entrée en jeu de Besançon, Nancy, Lille et Strasbourg. En 2020, c’est au tour de Bordeaux, Metz, Nantes, Rennes. Et c’est en 2021 que la capitale décide de sauter le pas sur 60 % de ses routes, ainsi que Clermont-Ferrand, Montpellier et Tours. En 2022, c’est Lyon qui passe aux 30 km/h, tout comme Toulouse et Limoges. Dernière ville en date : Villeurbanne, le 30 septembre dernier.

Au total, plus de 200 communes françaises sont passées en « Ville 30 », soit environ 15 % de la population française.

Deux fois moins de bruit en ville grâce à l’abaissement

Outre l’aspect écologique avec la diminution des émissions de CO2 dans l’air en abaissant la vitesse maximale, les bienfaits et objectifs du passage en « Ville 30 » restent avant tout la sécurité routière et la tranquillité des citoyens. En effet, l’Association de Prévention routière estime que le passage de 50 à 30 km/h réduirait de 82 % le risque de blesser un piéton en cas de collision. 

La question de la pollution sonore reste un point essentiel pour le gouvernement. Certaines études scientifiques ont démontré que la pollution sonore peut entraîner des conséquences néfastes sur votre santé : hypertension, accidents cardiovasculaires cérébraux… Et sans surprise, le trafic automobile représente la première source de pollution sonore dans les grandes agglomérations. Selon le Guide pour l’élaboration des plans de prévention du bruit dans l’environnement de l’Ademe, la réduction de la vitesse de 50 à 30 km/h permet une baisse de 2,5 à 3,9 décibels selon le revêtement (-3,4 dB pour un revêtement standard), soit une diminution par deux du bruit.


Marie BOUISSEREN pour TF1 INFO

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