Le projet de loi sur la fin de vie arrive ce lundi dans l'hémicycle de l'Assemblée.
Il entend ouvrir la possibilité pour certains patients d'une "aide à mourir".
C'est ce pour quoi milite Loïc Resibois, 46 ans, atteint de la maladie de Charcot, qui témoigne pour TF1.

Il a déjà choisi où il souhaiterait s'éteindre. Loïc Resibois, 46 ans, a appris en 2019 qu'il était atteint de la maladie de Charcot, une maladie neurodégénérative qui se traduit par une paralysie progressive de tout le corps. C'est lors d'un match de tennis que la main gauche de cet ancien policier des renseignements généraux s'est mise à trembler, déclenchant plusieurs examens médicaux venus confirmer le diagnostic.

"Quand vous apprenez subitement que votre espérance de vie vient de passer de quarante ans à trois à cinq ans, c'est très dur parce que tous les moments que vous passez sont difficiles, mais vous savez que ce qui vous attend va être encore plus dur", témoigne dans le reportage en tête de cet article, Loïc Resibois, marié et père de deux enfants. Depuis son diagnostic, il milite pour l'aide à mourir en France et partage son combat sur les réseaux sociaux.

"Des dizaines de messages de soutien"

"Je reçois des dizaines de messages de soutien de gens qui ont perdu un proche", explique notamment celui qui réside près d'Amiens (Somme) et voudrait s'éteindre sur l'île de Ré. "Moi je veux profiter de la vie, profiter de mes proches jusqu'au dernier moment, je veux simplement avoir le choix et c'est ce que demandent les malades condamnés", ajoute-t-il, alors le projet de loi sur la fin de vie arrive lundi dans l'hémicycle de l'Assemblée en vue d'ouvrir la possibilité pour certains patients d'une "aide à mourir".

Pour laisser le temps aux débats qui mêleront la technicité médicale au juridique et à l'intime, l'Assemblée a prévu deux semaines de travail en première lecture. La ministre de la Santé Catherine Vautrin ouvrira les discussions à 16h, le vote devant avoir lieu le 11 juin.


A. LG

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