"Qu'on nous accuse d'inaction m'énerve" : Aurélien Rousseau agacé par l'action en justice d'UFC-Que Choisir sur les déserts médicaux

par F.S.
Publié le 24 novembre 2023 à 8h49

Source : JT 20h Semaine

Le ministre de la Santé s'est dit "énervé" ce jeudi dans les pages de Libération.
Aurélien Rousseau a vivement critiqué l'action en justice de l'UFC-Que Choisir.
L'association de défense des consommateurs accuse le gouvernement "d'inaction" face aux déserts médicaux.

Non, il n'est "pas déconnecté". Aurélien Rousseau a tenu à se défendre dans les pages de Libération ce jeudi 24 novembre après l'action en justice d'UFC-Que Choisir, qui accuse le gouvernement "d'inaction" face aux déserts médicaux. Le ministre de la Santé a assuré œuvré sur la question, se disant "énervé" par ceux qui affirment le contraire.

D'accord sur le constat, pas les solutions

"Qu'on nous accuse d'inaction m'énerve. Laisser planer cette idée que, pour les politiques, la vie des gens serait un décor dans lequel on se balade, est insupportable", a lâché le ministre dans une interview accordée au quotidien. En cause, le recours déposé mardi par l'association de défense des consommateurs devant le Conseil d'État. Objectif de l'action, dénoncer "l'inaction" du gouvernement devant les inégalités croissantes d'accès aux médecins de premier recours, dont les généralistes, gynécologues, ophtalmologues et pédiatres. Elle réclame en particulier des mesures de régulation de l'installation des médecins.

Au sujet des ophtalmos, le ministre le reconnait, "il y a des difficultés". Mais "c'est justement pour cela qu'on les a poussés à accepter de partager certaines tâches avec les orthoptistes". "On a aussi bougé sur les soins dentaires", a-t-il argué. Dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024, "on généralise la présence possible d'une régulation dentaire dans les services d'accès aux soins", a-t-il ajouté. "Il n'y a aucune inaction."

Toutefois, le gouvernement refuse toujours de "réguler l'installation des médecins pour améliorer l’accès aux soins des Français", comme l'a relevé l'association. Une position assumée par l'ancien directeur général de l'ARS en Île-de-France. "Parce que l'on est convaincu que le remède serait pire que le mal", a plaidé le ministre, arguant que ces professionnels de la santé risqueraient alors de "changer de métier". "La solution face à la pénurie de médecins, ce n'est pas de contraindre, c'est de donner envie d'exercer."


F.S.

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