Qui est Marie Buisson, pressentie pour succéder à Philippe Martinez à la tête de la CGT ?

Idèr Nabili
Publié le 31 mai 2022 à 18h32
JT Perso

Source : TF1 Info

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a annoncé ce mardi son souhait de passer la main en mars 2023.
Selon son entourage, il a proposé aux membres de la Commission exécutive confédérale que Marie Buisson lui succède.

Une page va se tourner à la CGT. Le secrétaire général du syndicat, Philippe Martinez, a annoncé ce mardi aux dirigeants de la Confédération son souhait de passer la main lors du prochain congrès en mars 2023, a affirmé son entourage à l'AFP. À 61 ans, celui qui occupe cette fonction depuis 2015 devrait donc mener la bataille pour encore quelques mois, avant de céder sa place. Mais à qui ?

Selon la même source, confirmant une information des Échos, Philippe Martinez a proposé aux membres de la Commission exécutive confédérale le nom de Marie Buisson pour lui succéder. L'actuelle secrétaire générale de la Ferc-CGT (fédération de l'éducation, de la recherche et de la culture) pourrait alors devenir la première femme à la tête du deuxième syndicat français.

Une militante dans l'éducation

Professeure de formation, Marie Buisson milite auprès de la CGT depuis le début des années 2000. "Mes débuts comme enseignante stagiaire m'ont donné envie d'échanger avec d'autres sur mon métier", racontait-elle en 2017 sur le site de la CGT. "J'ai donc milité à la CGT Éduc'action. J'ai fait un mandat d'élue paritaire, puis je suis devenue secrétaire académique de la CGT Éduc'action Versailles."

Ce n'est qu'en 2017 qu'elle devient secrétaire générale de la Ferc-CGT. Au moment d'arriver dans ses nouvelles fonctions, elle souhaitait se battre contre "l'individualisation des rémunérations, de l'évaluation" ou encore contre "la mise en concurrence des salariés".

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Celle qui voit la CGT comme un "élément central du front syndical de lutte et de transformation sociale" s'est notamment illustrée ces derniers mois en dénonçant le protocole sanitaire imposé à l'école contre le Covid-19, sous l'autorité du ministre de l'Éducation nationale d'alors, Jean-Michel Blanquer. Marie Buisson fustigeait une "impréparation" et un "mépris total des personnels sur le terrain", et réclamait un "plan d'urgence" face au "manque récurrent de moyens" en milieu scolaire.


Idèr Nabili