Radicalisation à l'hôpital : mission sensible pour Patrick Pelloux

TG
Publié le 6 juin 2021 à 13h47
Radicalisation à l'hôpital : mission sensible pour Patrick Pelloux

RADICALISATION - Le médecin urgentiste planche sur un rapport qui doit permettre de mieux évaluer des phénomènes de radicalisation au sein des hôpitaux. Il devrait être remis à la fin de l'année au ministère de la Santé.

C'est un sujet sensible et, jusqu'alors, peu renseigné. Patrick Pelloux planche sur un rapport qui doit permette d'évaluer l'ampleur des faits de radicalisation ou d’atteintes à la laïcité à l’hôpital. Le document devrait être remis au ministère de la Santé fin 2021. L'intéressé a donné quelques détails au Huffington Post. 

"Ça entre dans le cadre de ce que veut le gouvernement depuis l’assassinat du professeur Samuel Paty avec la mobilisation des grands services publics pour lutter contre la radicalisation", a expliqué le médecin au site d'information, rappelant que des initiatives similaires ont été menées dans l'Education, dans les transports ou à l'Intérieur.

Un "détournement" des lieux de culte dans les établissements de santé

"On sait très bien que la radicalisation, sous toutes ses formes, de l’islam radical aux catholiques intégristes, leur terrain de prédilection pour faire du prosélytisme c’est la naissance, la mort, la santé", explique encore le médecin.

Placé sous la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), l'urgentiste a commencé à recenser les faits relatifs à sa mission. Par exemple les médecins agressés en raison de la volonté de certains patients d’être “soigné par des femmes et non des hommes", ou encore le "détournement" des lieux de culte dans les établissements de santé par des mosquées avoisinantes. Mais aussi les signes religieux ostentatoires dans certains hôpitaux.

Interrogé sur les critiques qui ont fusé sur les réseaux concernant la pertinence d'une telle mission à l'heure où, selon ses détracteurs, l'hôpital a d'autres priorités, l'urgentiste réplique : "S’il ne fallait écouter que les critiques, on resterait chez nous à manger du Nesquik", précise celui pour qui cette problématique est un “vrai sujet", "indissociable de la laïcité."


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