Radicalisation islamiste en prison : ce qu'il faut retenir du plan de lutte

Le service METRONEWS
Publié le 19 février 2015 à 10h02
Radicalisation islamiste en prison : ce qu'il faut retenir du plan de lutte

JUSTICE - Le projet de plan de lutte contre la radicalisation en prison, réclamé par Manuel Valls après les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher, prévoit des recrutements de personnel et la création de cinq quartiers dédiés.

Demandé par le Premier ministre Manuel Valls après les attentats commis à Paris en janvier dernier, le ministère de la Justice vient de finaliser son plan pour la lutte contre la radicalisation en prison. Des mesures qui touchent aussi bien aux conditions de vie des détenus, qu'aux services d'insertion, annonce ce mercredi Le Figaro (lien payant). Si certaines sont incontestablement nécessaires, d'autres semblent surprenantes.

Des quartiers dédiés
Première mesure phare, la mise en place de cinq quartiers dédiés à Fleury-Mérogis, Lille-Annoeullin, Osny et deux à Fresnes, de 20 à 25 places chacun. Ils concerneront les détenus concernés par le terrorisme islamiste. Le plan prévoit par ailleurs l'embauche de 18 surveillants supplémentaires pour ces quartiers.

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Hausse des effectifs
Les services d'insertion et de probation, à qui a été reproché le manque de suivi des terroristes, verront leurs effectifs augmenter sensiblement. Une centaine d'éducateurs et de psychologues, 74 en 2015 et quelque 26 en 2016, seront nommés. Un directeur et un conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation auront également vocation à être "référents antiterrorisme à Paris pour les magistrats et les services pénitentiaires". D'autre part, 44 officiers de renseignements pénitentiaire seront recrutés d'ici à 2016 "au profit des maisons centrales, de certains établissements de plus de 600 places et certains établissements parisiens".

Des informaticiens
Quelque 22 informaticiens auront pour mission de procéder à des fouilles informatiques en cellule. Un chiffre élevé qui peut paraître surprenant compte tenu du fait que les ordinateurs ne sont pas censés être si présents derrière les barreaux. 14 autres analystes veilleurs auront pour mission de surveiller les réseaux sociaux et les comportements suspects sur la toile.

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Plus d'aumôniers
Le plan propose l'embauche de 60 nouveaux aumôniers, contre 181 actuellement. Ce qui doublera le budget à 1,23 million d'euros. Cinq programmes de déradicalisation, budgétés à 1 million d'euros, sont également prévus.

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