La France face à une 3e vague d'ampleur

Reconfinement : les professions médicales appellent les patients à "continuer de consulter"

TG avec AFP
Publié le 2 novembre 2020 à 18h08
Reconfinement : les professions médicales appellent les patients à "continuer de consulter"

Source : Thinkstock

L'essentiel

SANTE - Les ordres des médecins, pharmaciens, infirmiers, dentistes, kinés, sages-femmes et podologues ont appelé lundi "l'ensemble des patients à continuer de consulter leurs praticiens" durant le reconfinement, pour ne pas subir "à nouveau une perte de chance".

Quand confinement rime avec traitement. Pour ne pas subir "à nouveau une perte de chance", les ordres de médecins ont appelé ce lundi leurs patients à "continuer à consulter". Pharmaciens, infirmiers, dentistes, kinés, sages-femmes et podologues… ces professions ne veulent pas en effet revivre les dommages collatéraux du premier confinement.

Redoutant une deuxième vague épidémique "plus virulente et plus dure encore que la première", les sept ordres professionnels affirment dans un communiqué qu'"il faut cette fois impérativement éviter les retards de diagnostic et de prise en charge" constatés au printemps. Contrairement à la première vague de Covid-19, "les cabinets et les officines restent ouverts" et "assurent les soins", sur place, à distance ou à domicile, "dans des conditions optimales de sécurité sanitaire", assurent-ils.

Une brutale chute d'activité au premier confinement

En outre, les ordres rappellent que "la consultation, les examens et soins médicaux font partie des motifs de sorties autorisées" figurant sur l'attestation de déplacement dérogatoire en vigueur depuis vendredi

Le premier confinement entre mars et mai avait provoqué une chute brutale d'activité pour les professions de santé, en particulier les dentistes et les kinés, d'après les données des remboursements publiés chaque mois par l'Assurance maladie. Autre signe du retard accumulé durant cette période, la Sécu avait aussi estimé que "plusieurs centaines de milliers de tests" de dépistage du cancer colorectal et quelque 180.000 endoscopies manquaient à l'appel au premier semestre.