Bracelet d'alerte, boîtiers de signalement... Pôle emploi renforce la sécurité de ses agences

Maxence GEVIN
Publié le 1 octobre 2021 à 7h51, mis à jour le 1 octobre 2021 à 8h49
JT Perso

Source : TF1 Info

L'essentiel

PRÉCAUTIONS - Alors que la réforme de l'assurance chômage entre en vigueur ce vendredi, les agence de Pôle Emploi en Île-de-France ont mis en place un "plan d'action sécurité" pour éviter de possibles agressions.

La réforme de l'assurance chômage, une mesure qui divise. Alors que le texte entre en vigueur ce vendredi, Pôle emploi a pris les devants pour assurer la sécurité de ses agents et ainsi éviter un nouveau drame après celui de Valence. Ainsi, selon des informations de France Inter, 695 bracelets d'alerte ont été commandés pour la région francilienne. Une centaine de boîtiers dotés d'une sirène multi-tonalité et d'un flash vont également être livrés. Leur objectif est de "permettre aux agents de pouvoir signaler une agression ou une incivilité" dont ils seraient victimes, précise une note interne intitulée "Plan d'action sécurité". Les premiers kits sont destinés à la Seine-Saint-Denis puis à Paris. 

Par ailleurs, la direction de Pôle emploi a annoncé sa volonté de généraliser le déploiement des caméras de surveillance dans les agences.

Tous ces dispositifs doivent permettre de faire face à un éventuel mécontentement des usagers à la suite de la réforme de l'assurance chômage. En effet, près d’un million de personnes pourraient perdre 20% de leur indemnité dans les prochaines semaines dans l'Hexagone. Pourtant, ces mesures peinent à convaincre les agents, qui craignent une "usine à gaz" et une "bombe à retardement". "Les systèmes d’alerte existent déjà à Pôle emploi" mais la directement aurait plutôt du "creuser pour voir comment améliorer les conditions d’accueil des usagers. La problématique est quand même là", fustige ainsi au micro de LCI Sylvie Espagnolle, déléguée syndicale centrale CGT Pôle emploi. 

Invitée de LCI ce vendredi, la ministre du Travail a toutefois rejeté tout lien entre ces précautions et la nouvelle réforme. "C’est un amalgame totalement scandaleux", s'emporte Elisabeth Borne. "Je trouve ça extrêmement choquant d'entretenir cette confusion. Les mesures qui ont été présentées s’inscrivent dans la suite du meurtre de l’agente à Valence en janvier dernier. Ça n’a pas de rapport avec la réforme de l’assurance chômage", martèle-t-elle s'en prenant notamment à "certains syndicats de Pôle emploi en Île-de-France"