La réforme des retraites présentée, oppositions et syndicats vent debout

Réforme des retraites : 187.000 manifestants jeudi selon l'Intérieur , plus de 500.000 selon les syndicats

Publié le 17 janvier 2020 à 12h00, mis à jour le 5 mars 2020 à 17h18
JT Perso

Source : 24H PUJADAS, L'info en questions

CONTESTATION - Le mouvement contre la réforme des retraites se poursuit, jeudi 16 janvier, avec une nouvelle journée de grèves et de manifestations à l'appel de l'intersyndicale, et malgré les appels du pied du gouvernement. Selon le ministère de l'Intérieur, 187.000 personnes se sont mobilisées dans toute la France, dont 23.000 à Paris. Suivez les dernières informations.

VOLET ORGANIQUE ADOPTÉ


En l'absence de l'opposition, l'Assemblée nationale a adopté jeudi le volet organique de la réforme des retraites, marquant la fin d'un premier marathon parlementaire après une bataille acharnée d'un mois dans l'hémicycle. Ce volet impose notamment l'équilibre financier du système. 


Deux jours après l'adoption en première lecture du volet principal via le recours à l'arme du 49-3, les députés ont voté le projet de loi organique par 98 voix contre une. Les oppositions de gauche, dénonçant une "mascarade", puis LR, faute de vote solennel, avaient quitté l'hémicycle avant le scrutin.

COUP D'ÉCLAT

Quelques jours après que les deux groupes majoritaires ont quitté l'Assemblée pour protester face à ce qu'elle qualifiait d'"obstruction parlementaire" de la part de la France insoumise et du PCF, c'est au tour des groupes de gauche de quitter l'hémicycle. D'un bloc, les deux groupes susmentionnés et celui du Parti socialiste, dénonçant "une mascarade de démocratie", ont quitté leurs sièges en plein examen du projet de loi organique sur la réforme des retraites. 


Reprochant leurs réponses "lacunaires" au gouvernement et à la rapporteure Cendra Motin, c'est le député PCF Sébastien Jumel qui a sonné la charge : "Soit on vous laisse dérouler tranquillou ce mauvais projet", soit "nous considérons que les choses vont se jouer ailleurs", a-t-il posé, prédisant une "raclée monumentale" à LaRem aux municipales.


Dénonçant un "simulacre de démocratie", Clémentine Autain a suivi son confrère, reprenant "les termes de l'écrivaine Virginie Despentes : nous aussi on se lève et on se barre !" Fin de la rébellion avec Valérie Rabault, patronne des députés PS, qui a annoncé que son "groupe quittera lui aussi l'hémicycle&q