Des salariés du secteur de l'énergie ont placé l'électricité et le gaz "en situation de gratuité" jeudi 26 janvier pour certains établissements.
Une mesure décidée par les grévistes afin de protester contre la réforme des retraites.
La CGT menace toujours de couper l'électricité de manière "ciblée" pour se faire entendre.

La CGT poursuit sa mobilisation. Farouchement opposé au projet de réforme des retraites proposé par le gouvernement, le syndicat a multiplié jeudi 26 janvier les opérations "Robin des bois" dans toute la France. Selon un communiqué, "plusieurs hôpitaux ou cliniques, des patinoires et des piscines municipales, des centres sportifs publics, des associations d'intérêt public, des bibliothèques, des collèges, des lycées, des crèches, des chauffages collectifs d'université ou de HLM, des éclairages publics de petites et moyennes communes, des logements sociaux" ont ainsi été "placés en gratuité d'électricité ou de gaz".

Une nouvelle façon pour la CGT de marquer son opposition à la réforme, qui ne devrait pas être la seule. Depuis le début du mouvement, le syndicat menace de couper l'électricité de manière ciblée, notamment dans les permanences des élus favorables au report de l'âge légal de départ à la retraite. Une mise en garde toujours d'actualité. "Les coupures ciblées peuvent toujours être menées par les agents des industries électriques et gazières", indique, ce vendredi sur LCI, Sébastien Menesplier, secrétaire général de la CGT Mines Énergie (voir vidéo en tête de cet article).

"Il y aura certainement des coupures la semaine prochaine"

D'après lui, cette décision, qui suscite la polémique, est décidée par "les assemblées générales des grévistes". Et elle s'impose. Pour parvenir au retrait de la réforme, "nous avons besoin de mener un certain nombre d'actions", justifie Sébastien Menesplier. "Sur le terrain, la colère est forte. Les coupures ciblées ne sont pas du tout mises de côté, bien au contraire. Il y en a eu la semaine dernière, cette semaine, et il y en aura certainement la semaine prochaine."

Invité de LCI ces derniers jours, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, avait justifié ces actions par un "cri de colère" de la part des salariés du secteur de l'énergie.

Pour Sébastien Menesplier, de tels actes sont indispensables pour faire plier le gouvernement. "Les agents ont bien conscience que la grève reconductible, qui va s'inscrire dans la durée si nous voulons gagner le retrait, est fortement nécessaire", poursuit le secrétaire général de la CGT Mines Énergie. "Si nous en restons à nous mobiliser à l'appel de l'intersyndicale, cela ne suffira pas, nous l'avons vu par le passé."


Idèr NABILI

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