La réforme des retraites présentée, oppositions et syndicats vent debout

Retraites : la CGT menace de couper le courant aux élus qui soutiennent la réforme

Publié le 17 janvier 2023 à 7h40
JT Perso

Source : TF1 Info

La CGT-Energie menace de coupures d'électricité ciblées les élus qui soutiennent la réforme des retraites.
L'organisation syndicale dit qu'elle passera à l'acte contre les parlementaires qui "ne comprennent pas le monde du travail".
Un moyen d'action dénoncé par Aurore Bergé, la présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale.

"On va s'occuper d'eux". Bien décidée à ne pas laisser passer la réforme des retraites, portée par le gouvernement d'Élisabeth Borne, la Fédération CGT des mines et de l'énergie (FNME-CGT) menace d'opérations coups de poing. Elle envisage des coupures ciblées contre les parlementaires partisans du texte. "On va aller voir ceux qui veulent la réforme, qui la soutiennent, ceux-là on va s'occuper d'eux", a tonné, lundi 16 janvier, son secrétaire général, Sébastien Menesplier.

"On va aller les voir dans leurs permanences, on va aller discuter avec eux, et puis si d'aventure ils ne comprennent pas le monde du travail on les ciblera dans les coupures qu'on saura organiser", a-t-il affirmé lors d'une rencontre au siège de la CGT à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, à trois jours d'un jeudi de manifestations et de grèves dans toute la France. "On sera vigilant pour ne pas avoir de dommages collatéraux, l'objectif n'est pas de se mettre à dos les usagers", a-t-il précisé. 

Les menaces n'ont pas leur place en démocratie

Aurore Bergé, présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale

"Je le dis très clairement : les intimidations et menaces n'ont pas leur place en démocratie", a réagi auprès de franceinfo Aurore Bergé, présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale et soutien affirmé au projet de réforme des retraites.

La CGT Mines-Énergie a présenté, vendredi 13 janvier, un "plan de bataille" pour obtenir le "retrait pur et simple" du projet du gouvernement, qui prévoit de repousser l'âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans. Ce plan prévoit une "reprise en main de l'outil de travail sous toutes ces formes" : "rétablissements électricité et gaz aux plus précaires, énergies gratuites, coupures ciblées, baisses de production..." L'antenne syndicale appelle, par ailleurs, à la grève reconductible à partir du 19 janvier, avec pour ambition de "vraiment désorganiser le travail ou peser sur l'économie" des entreprises, selon Sébastien Menesplier.

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La mobilisation pourrait aussi avoir un impact sur le redémarrage de certains réacteurs nucléaires. "S'il y a des grèves, il n'y aura pas de redémarrage de réacteurs. S'il n'y a pas de redémarrage de réacteurs, il y aura peut-être un manque de capacités de production. (...) On assumera pleinement comme on l’a fait cet automne. Et on attendra qu'on vienne nous chercher."

La CGT Mines-Energie veut coordonner ses efforts avec d'autres Fédérations. Une réunion a eu lieu, la semaine dernière, avec la CGT des Ports et Docks, la FNIC (Chimie) et les cheminots. Un nouveau point de situation est prévu mercredi 18 janvier, à la veille de la journée nationale de mobilisation contre la réforme des retraites. Par ailleurs, les syndicats CGT de la branche pétrole ont annoncé déjà plusieurs jours de grève, avec un arrêt de travail de 24 heures le jeudi 19 janvier, de 48 heures le jeudi 26 et de 72 heures à partir du lundi 6 février. Un mode d'action qui "intéresse" la CGT Mines-Énergie.


La rédaction de TF1info

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