Retraites : près de 7 Français sur 10 opposés à la réforme

Publié le 15 janvier 2023 à 11h03

Source : JT 20h Semaine

Le gouvernement insiste sur l'utilité de la réforme des retraites et ne souhaite pas reculer.
Outre une opposition syndicale unanime, il doit également faire face à un rejet assez massif de son projet par l'opinion.
Un sondage présenté par le JDD nous apprend que près de 7 Français sur 10 sont contre la réforme.

"Je ne renonce pas à convaincre", assurait ces derniers jours la Première ministre Elisabeth Borne. Convaincue de l'utilité le la réforme des retraites portée par le gouvernement, elle souhaite au cours des semaines miser sur la pédagogie pour tenter d'obtenir l'adhésion des Français.

S'il sera difficile de désamorcer l'opposition des syndicats, qui s'allient pour organiser les futures manifestations, la majorité devra composer avec une opinion publique globalement hostile à sa réforme. Un sondage commandité par le JDD et tout juste dévoilé confirme en effet qu'une opposition assez nette se dégage, à près de 70%.

Un discours qui "ne fonctionne plus"

Le JDD souligne que 68 % des Français interrogés par l’Ifop à la suite des annonces de la Première ministre se sont dits contre ce que prépare le gouvernement. À l'inverse, le projet ne récolte l'adhésion que de 32 % des sondés. Le journal rappelle qu'en 2010, lorsque Nicolas Sarkozy avait dévoilé sa réforme mettant fin à la retraite à 60 ans, les enquêtes d'opinion montrait un soutien de l'ordre de quasiment 50%.

"Le discours sur 'Il faut sauver le soldat retraites' ne fonctionne plus", réagit Frédéric Dabi, directeur général opinion de l’Ifop.  Il observe que même chez les électeurs d'Emmanuel Macron, 32% d'opposants au texte se manifestent. Une rupture très nette s'opère entre les actifs et les retraités : les premiers ne défendent que pour 24% d'entre eux la réforme, contre le double chez les personnes qui ont terminé leur carrière professionnelle.

Lorsque l'on entre dans le détail du sondage, on constate que c'est le relèvement de l'âge légal de départ qui se trouve au cœur des crispations. Il s'agit de la mesure jugée la plus sévèrement par les sondés, davantage que l'augmentation de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein. "Si le totem des 65 ans a été écarté, le recul de l’âge de départ agit comme un repoussoir", analyse-t-on du côté de l'Ifop.


Thomas DESZPOT

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