INSUFFISANT - A 12 jours de la rentrée scolaire, Jean-Rémi Girard, le président du Syndicat national des lycées et collèges a réagi sur LCI aux annonces de Jean-Michel Blanquer concernant le protocole sanitaire instauré dans les établissements.

"Le protocole retenu pour la rentrée du 2 septembre est celui dit de 'niveau 2' : cours en présentiel dans les écoles, collèges et lycées, masque obligatoire à l'intérieur dès le primaire, limitation du brassage et aération renforcée", a précisé ce dimanche le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer dans un entretien au JDD

Une annonce qui ne surprend pas le Syndicat national des lycées et collèges (SNALC). Pour Jean-Rémy Girard, invité de LCI, "on s'attendait à ce niveau-là, vu que c'est celui qui a été retenu pour l'académie de la Réunion qui est déjà rentrée depuis une semaine". Seul bémol, "on ne sait pas si ces mesures sont complétement adaptées au variant actuel", a-t-il ajouté. 

"On fera un peu à la débrouille"

Mais ce qui inquiète surtout le SNALC, "c'est que nous n'avons pas investi dans un certain nombre de choses, que ce soit dans des personnels ou du matériel", a souligné Jean-Rémy Girard, pointant du doigt par exemple le problème de l'aération, insuffisante selon lui. "On ne va pas du tout la renforcer. Je ne peux pas ouvrir mes fenêtres plus grandes que je ne le faisais l'an dernier", a lancé le syndicaliste qui poursuit : "Donc on portera le masque, c'est à peu près le début et la fin du protocole. C'est en gros le même que celui de l'année dernière, parfois même un peu allégé. On verra bien au bout de quinze jours ce que ça donnera"

Du côté des parents d'élèves, Jean-Michel Girard rapporte leur principale préoccupation : "La gestion des élèves vaccinés et non vaccinés au collège et au lycée". Le ministre a en effet fait valoir qu'en cas de contamination dans une classe, la période d'isolement de sept jours, donc d'école en distanciel, ne sera pas requise pour les élèves vaccinés, "la même règle que pour le reste de la population", a-t-il précisé. Ce qui ne satisfait pas le SNALC : "Comme on n'a pas accès à l'information vaccinale - et on ne la demande pas - ça va se finir sur du déclaratif et les parents nous diront bien ce qu'ils veulent. On fera un peu à la débrouille sans aucun doute", conclut-il, amer. 


Virginie FAUROUX

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