L'une des solutions les plus simples pour faire face à la sécheresse est de réutiliser l'eau de la pluie.
Sur le Plateau de Millevaches dans le Limousin, de nombreux particuliers commencent à se regrouper pour acheter des réservoirs à moindre prix.
Un gain financier non-négligeable et un geste pour l'environnement.

Pour lutter contre la sécheresse, de plus en plus de particuliers se tournent vers les récupérateurs d'eau. En Corrèze, de nombreux habitants ont ainsi fait le choix de relier à l'une des gouttières de leur maison, un récupérateur d'eau de pluie,  afin de passer un été plus serein. "On l'a installé début mars, et il s'est rempli en une semaine à peine avec les premières pluies", commente Olivier Zappia, habitant de Meymac en Corrèze, dans le reportage en tête de l'article. 

D'une capacité de 1 000 litres, le réservoir lui servira d'arrosage pour son jardin potager. Une économie de quelques dizaines d'euros par an sur sa facture d'eau potable et surtout des réserves utilisables en cas d'arrêté pour limiter l'usage de l'eau. L'homme est conquis, il s'en est déjà offert un deuxième. 

112 euros le récupérateur

Chacun de ces récupérateurs lui a coûté 112 euros en participant à une commande groupée du parc naturel régional de Millevaches, en plein cœur du Limousin. De plus en plus d'initiatives de ce type ont émergé, notamment en Corrèze donc. Trois cents habitants, agriculteurs ou associations, ont déjà profité de ces achats groupés.

La situation a bien changé pour  la région qui a longtemps été surnommée "le château d'eau de la France". Même le célèbre plateau de Millevaches, qui tire son nom  des milles sources qui y jaillissaient autrefois, ne regorge plus d'eau comme auparavant. "Je pense que si on avait proposé des cuves à eau il y a dix ans, les gens auraient rigolé. On n'a pas de nappes phréatiques, ce qui capte l'eau ici, ce sont les zones humides et notamment les tourbières, mais une fois qu'elles sont vides, elles sont vides", souligne Manon Campenenet, chargée de mission énergie-climat au parc naturel régional de Millevaches. 

Le succès de la démarche est tel que les récupérateurs proposés cette année seront cinq à vingt fois plus grands que les précédents. Il y a par exemple la citerne souterraine, un nouveau type de récupérateur choisi par Gaëlle Ratié, également habitante de Meymac, avec l'objectif d'entretenir et même d'agrandir son potager. Ce sont des solutions aussi simples qu’efficaces, pour que chacun puisse agir sur son environnement. "On a une responsabilité, en tant qu'adulte, pour les générations futures, de développer tout ce qui fonctionne", conclue-t-elle. 


La rédaction de TF1info Reportage Carlo Parédès, Emmanuel Sarre

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