Vous êtes-vous déjà demandés en quoi nos matelas sont recyclés ?
Il y a une quinzaine d’années, on en recyclait un toutes les quatre secondes, sans savoir comment les transformer.
Et aujourd’hui ? Pour le savoir, une équipe de TF1 est allée dans le Nord et en Ardèche où certains matelas finissent dans nos voitures.

Dorothée cherche à se débarrasser de son vieux matelas, mais pas n’importe comment. Il y a quelques années, il aurait terminé dans une décharge ou pire, enfoui dans le sol. Aujourd’hui, cette cliente l’apporte dans un magasin qui le lui récupère gratuitement. "Il a trop vécu, ça fait dix ans que je l'ai. Cette proposition de pouvoir faire du recyclage est vraiment très intéressante", confie-t-elle. Et, il n'y a "aucun critère" pour les reprises. 

Rien n'est perdu

Plus personne ne dormira sur ces matelas usagers. Leur seconde vie commence dans cet entrepôt de Secondly. À peine arrivés, les matelas sont éventrés pour en extraire des matières premières. "Il y a du plastique, du latex, du coco et tout est séparé au maximum pour ne pas avoir à jeter", explique Carole Massart, cheffe d'équipe Secondly.  Chaque jour, 1500 matelas sont démantelés sur des chaînes. Ressorts, laines, cotons… rien n’est perdu. Chaque composant est trié pour être recyclé. Puis, chaque matière emprunte un chemin différent.

Nous avons suivi celui de la mousse polyuréthane, le cœur du matelas. Ces plaques jaunes voyagent vers un second site pour y être transformées. Des flocons, mélangés à des fibres de polyester chauffées, donnent naissance à cette fine plaque noire de quelques centimètres d’épaisseur.

Elle termine sa course dans cette usine de pièces automobiles, ultime étape du recyclage. Et voici le produit final : un tablier insonorisant qui trouve sa place entre le moteur et l’habitacle de cette voiture. "Dans l'acoustique automobile, on va chercher deux choses, de l'isolation et de l'absorption, donc de l'effet ressort et de masse pour atténuer le bruit dans le véhicule", précise dans la vidéo du 13H de TF1, en tête de cet article, Jean-Claude Baratte, directeur de Trémois.  Le matelas de départ a disparu, mais l’on retrouve un peu de son confort sur la route.


La rédaction de TF1 | Reportage Thierry Chartier, Manon Debut, Quentin Reytinas

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