Une rave-party sauvage est en cours depuis mercredi soir dans une commune du Maine-et-Loire.
En 24 heures, les 450 habitants de Souzay-Champigny ont vu débarquer plus de 8000 fêtards.
Une équipe du JT de TF1 s'est rendue sur place.

Ce n'est pas le chant des oiseaux qui a réveillé les 700 habitants de la commune de Souzay-Champigny (Maine-et-Loire) ce vendredi matin, mais le bruit des basses et de la musique techno. Et certains ne cachent pas leur agacement après cette nuit agitée. "Vous ne pouvez pas dormir ! Ça fait des vibrations, c’est très désagréable", témoigne, au micro de TF1, une riveraine, dans la vidéo qui accompagne cet article. À seulement un kilomètre de chez elle, au village du Parnay, un immense mur de son a été installé dans un champ par les organisateurs d’une rave-party sauvage. 

Qu’est-ce que vous voulez faire ? Rien. Si ce n’est d'être vigilant
Un habitant de Souzay-Champigny

Depuis mercredi soir, en dépit de l’arrêté préfectoral interdisant ce rassemblement, plus de 8000 fêtards occupent les lieux illégalement. Le préfet n'a pas ordonné l’évacuation du site pour le moment. "Apparemment, ça se passe bien. Ils sont raisonnables. Qu’est-ce que vous voulez faire ? Rien. Si ce n’est d'être vigilant", concède un autre habitant, dans la vidéo. Des gendarmes et des équipes de la Sécurité civile sont mobilisés pour encadrer l'événement à distance, tandis que la mairie tente d'éviter que les véhicules arrivés par centaines bloquent la circulation dans la commune. 

"On ne peut rien faire à notre niveau. Il y a des CRS et des gendarmes qui sont positionnés à certains endroits. Et voilà, nous subissons…", déplore Evelyne Fourreau, adjointe (SE) à la mairie de Souzay-Champigny, au micro de TF1. Plusieurs domaines viticoles autour du site avaient prévu des portes ouvertes en ce week-end prolongé. Mais les visiteurs sont déjà moins nombreux que prévu. "Hier, on a eu une baisse majeure de fréquentation d'à peu près de 30%", déplore Marie-Françoise Ratron, propriétaire du domaine "Les Clos des Cordeliers". 

La rave-party devrait durer jusqu’à dimanche. Le préfet du Maine-et-Loire a demandé au public de ne pas rejoindre l’événement et a averti que tout participant encourt une amende pour "participation à une manifestation interdite" qui s'élève à 135 euros. De son côté, le propriétaire du champ a porté plainte. Chaque année, près de 4000 rave-parties sont recensées en France par le ministère de l’Intérieur. Et avec les beaux jours qui reviennent, ces fêtes clandestines sont amenées à se multiplier dans les mois à venir.


M.D. | Reportage vidéo : Léa Merlier et Manon Monnier.

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