En Nouvelle-Calédonie, malgré l'arrivée en masse des forces de l'ordre, des quartiers entiers sont toujours sous la coupe des émeutiers.
Dans d'autres secteurs, les habitants se barricadent pour se protéger.
Regardez ce reportage de TF1.

Un panorama empli de fumée d'incendies. Le survol de Nouméa permet de se rendre compte des pillages et des destructions toujours en cours en Nouvelle-Calédonie, malgré l'arrivée en masse des forces de l'ordre dans un contexte de violences inédites en 40 ans sur l'archipel français. À bord de l'hélicoptère où l'équipe de reporters de TF1 prend place, dans le reportage du 20H à retrouver ci-dessus, se trouve Sonia Backès, l'une des principales élues de l'île. "Tout est parti en fumée en six jours", résume-t-elle. Mais le morcellement de la ville, fracturée entre ses différents quartiers qui se sont refermés sur eux-mêmes, saute lui aussi aux yeux.

Il y a, d'un côté, les barricades érigées par les acteurs du chaos, véritables insurgés kanaks ou simples pillards et casseurs. Et puis en face, il y a les barrières d'auto-défense bloquant les accès de quartiers qui ne comptent que sur eux-mêmes pour se protéger. C'est le cas à Tuband, un secteur à la population très européenne qui vit en état de siège. Les voisins s'y relaient pour tenir la garde derrière une palissade de fortune. 

"Une espèce de statu quo"

"C'est un face-à-face qui est calme aujourd'hui mais qui l'était beaucoup moins il y a une semaine", explique l'un de ces habitants barricadés. Et de poursuivre  : "Le fait que le quartier se soit organisé, il y a eu cette barrière qui s'est améliorée de plus en plus au fur et à mesure, ce qui fait qu'on reste dans une espèce de statu quo où eux ils n'avancent pas, et nous, on n'a jamais eu l'intention d'aller là-bas".

Le risque numéro un dans tous les quartiers de Nouméa, comme à Tuband, sont les échanges de coups de feu, même si l'on jure de ce côté ne pas être armé. "En face, ils n'interdisent pas les armes, c'est une certitude, donc on gère comme on peut et c'est pour ça qu'il y a des barricades, des voitures pour se cacher derrière ", explique un autre riverain barricadé. 

De l'avis de beaucoup d'entre eux, avec la violence presque irrationnelle des derniers jours, la méfiance s'est installée entre les habitants, alors qu'une grande mixité s'était créée au fil du temps entre les communautés.


La rédaction de TF1info | Reportage Michel Scott et Antoine Pocry

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