Si posséder un chat ou un chien est très commun, être propriétaire d'un serpent, d'une mygale ou d'une tortue l'est beaucoup moins.
Ces nouveaux animaux de compagnie ont des besoins particuliers et certains sont dangereux.
Avant d'en adopter un, il est donc essentiel de bien réfléchir pour se lancer en connaissance de cause.

Vous avez le projet d'adopter un serpent, un lézard ou une tortue ? Vous êtes fasciné par les insectes ou les araignées ? Ce sont tous des nouveaux animaux de compagnie (NAC) qu'on peut avoir chez soi sous certaines conditions. Comme il est important de bien savoir à quoi on s'engage, voici trois questions à se poser avant d'adopter un animal en terrarium.

A-t-on le droit d'adopter n'importe quel animal en France ?

On pense souvent à tort qu'on a librement le droit de posséder un reptile, un arthropode ou un insecte. Pourtant, il est essentiel de vérifier ce droit afin d'adopter en toute légalité. En effet, certaines espèces sont protégées, car en voie d'extinction, ou à besoins si spécifiques qu'un particulier ne peut en assumer le soin. Si vous souhaitez adopter un serpent, une tortue ou n'importe quel animal sauvage, il faut préalablement vérifier s'il est inscrit au registre d'identification de la faune sauvage protégée (I-FAP). Si c'est le cas, vous devrez faire une déclaration. 

Il y a des animaux à détention libre (boa constrictor…), soumise à déclaration (tortue léopard, iguane vert...) ou soumise à autorisation (mygale, varan...) avec certificat de capacité indispensable. Cette contrainte peut varier en fonction du nombre d'animaux. La liste est disponible dans l'Arrêté du 8 octobre 2018 fixant les règles générales de détention d'animaux d'espèces non domestiques. Dans tous les cas, une attestation de cession est obligatoire et la cession interdite aux mineurs.

Attention : ne pas respecter ces formalités est une détention non autorisée, donc un délit.

Suis-je en capacité de m'occuper d'un animal non domestique ?

Au-delà de la simple question financière, il est essentiel de bien peser cette question, car adopter un animal, quel qu'il soit, est toujours un engagement à long terme. Il faut savoir qu'en captivité, un boa constrictor vit dix à vingt ans, quinze ans pour un iguane, plus de 50 ans pour une tortue léopard… Il ne sera pas aussi facile de trouver un repreneur que pour un chien si on décide de se séparer de son animal !

Que l'adoption soit soumise à des formalités administratives ou non, il faut veiller à disposer d'un environnement sécurisé pour l'animal et pour les membres du foyer, qu'il réponde à ses besoins naturels, comportementaux et physiologiques. Il est indispensable de connaître parfaitement ces besoins afin d'y répondre au quotidien et de garantir le bien-être de l'animal. Les annexes de l'Arrêté du 25 octobre 1982 relatif à l'élevage, à la garde et à la détention des animaux le précisent.

La santé de mon animal non domestique : pourquoi il faut y penser ?

Les vétérinaires habilités à soigner les animaux sauvages tels que les reptiles sont rares. Peu ont les connaissances et compétences spécifiques nécessaires. Les soins vétérinaires pour la faune sauvage sont une spécialité professionnelle. Avant d'adopter un NAC, il vaut donc mieux vérifier qu'il y a un expert à proximité. 


Coline GRASSET pour TF1 INFO

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