Résultats du bac 2022 : fin du suspense mardi 5 juillet

Résultats du bac : les premières tendances "indiquent une baisse", selon le ministre de l'Éducation nationale Pap Ndiaye

Aurélie Loek avec AFP
Publié le 5 juillet 2022 à 12h41, mis à jour le 5 juillet 2022 à 12h47
JT Perso

Source : JT 20h WE

En marge d'un déplacement dans un lycée du Val-de-Marne, Pap Ndiaye a annoncé que les premières tendances des résultats du baccalauréat indiquent "une baisse par rapport aux années précédentes".
La preuve selon lui que le bac, qui repose à 40% sur du contrôle continu, "reste un examen important".

Les résultats du bac ont été publiés à 10 heures mardi et ils semblent avoir déjà été soigneusement analysés par le ministre de l'Éducation nationale. En déplacement au lycée Max Dormoy de Champigny-sur-Marne, dans le Val-de-Marne, Pap Ndiaye a donné les premières tendances de cette session 2022, où pour la première fois, la nouvelle version du bac a été appliquée, après deux ans perturbés par le Covid. 

Or, selon le ministre, les tendances indiqueraient "une baisse par rapport aux années précédentes", selon lui, notamment parce que "c'est la première année réelle de la réforme du bac qui n'est pas entravée par la crise sanitaire".

Le nouveau bac reste un examen important

Pap Ndiaye

"Ça déjoue ceux qui disaient que le contrôle continu allait donner des résultats extraordinaires. Le nouveau bac reste un examen important", a-t-il commenté. En effet, depuis sa réforme en 2019, la note du baccalauréat repose à 40% sur du contrôle continu et à 60% sur des épreuves terminales (le français écrit et oral, passé en classe de Première, la philosophie, les épreuves de spécialités et le grand oral, passés en Terminale).

Défendant le contrôle continu, le ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse a donc souligné l'importance de cette méthode d'évaluation. "Le contrôle continu existe dans la plupart des pays du monde" et "fait l'objet de travaux" qui montrent "que c'est équitable", a indiqué le ministre.

Pour lui, "l'ancien bac ne doit pas être mythifié" comme "une époque où tout se passait merveilleusement". "On a oublié que les anciens dispositifs n'étaient pas des dispositifs qui fonctionnaient parfaitement pour l'égalité", a-t-il poursuivi. "Nous sommes attentifs à la situation, sans retour en arrière". Les chiffres officiels du taux de réussite au baccalauréat seront publiés mardi soir.

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Depuis 2012, le taux de réussite au baccalauréat dépasse les 80%. L'an dernier, près de 94% des candidats avaient décroché l'examen qui permet d'accéder aux études supérieures : ils étaient 93,7% toutes filières confondues (contre 95% en 2020 et 88% en 2019). Pour le seul bac général, le taux de réussite était de 97,5% (93,9% en voie technologique et 86,6% en voie professionnelle).

Si pour la première fois, les épreuves du nouveau bac général se sont déroulées en intégralité, les deux épreuves de spécialité ont cependant dû être décalées de mars à mai et des aménagements ont été décidés en raison de la crise sanitaire. Des correcteurs de ces épreuves ont par ailleurs affirmé mi-juin que certaines notes avaient été augmentées sans leur accord. Un début de polémique balayé par le ministère, qui a assuré qu'"il n'y a pas eu de consignes nationales de relever les notes".


Aurélie Loek avec AFP

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