La réforme des retraites présentée, oppositions et syndicats vent debout

Retraites : l'exécutif promet 1130 euros minimum

Laetitia Asgarali Dumont
Publié le 15 novembre 2022 à 6h50
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Source : TF1 Info

Selon le ministre du Travail Olivier Dussopt, le gouvernement compte "aller au-delà de 1100 euros" de "retraite minimum pour une carrière complète", soit "autour des 85% du Smic net".
L'objectif serait de créer "un écart suffisant entre le minimum vieillesse et la retraite minimale, afin de valoriser le travail", selon le ministre.

Nouvelle mesure pour la prochaine réforme des retraites. Dans un entretien, le ministre du Travail Olivier Dussopt a déclaré que le gouvernement voulait "aller au-delà de 1 100 euros" de "retraite minimum pour une carrière complète". "Au vu de l'inflation et de la revalorisation du Smic, nous comptons aller au-delà de 1100 euros, (...) autour des 85% du Smic net, soit 1130 euros aujourd'hui", a assuré Olivier Dussopt.

Selon le ministre, cette promesse de campagne d'Emmanuel Macron permettra de créer "un écart suffisant entre le minimum vieillesse [953 euros pour une personne seule aujourd'hui] et la retraite minimale, afin de valoriser le travail". Cela "permettra à environ 25% des nouveaux retraités -et plus souvent des femmes- d'avoir une pension plus élevée", a-t-il affirmé dans les colonnes du journal Les Échos ce lundi 14 novembre.

La réforme des retraites s'intéressera aussi aux régimes spéciaux

À la veille de l'ouverture du 2e cycle de concertation sur la réforme des retraites, Olivier Dussopt a par ailleurs détaillé les régimes spéciaux qui seront concernés par la réforme des retraites, citant "ceux des industries électriques et gazières, de la RATP, voire celui de la Banque de France". Pour ces régimes, le gouvernement "privilégi(e) la clause du grand-père, sur le modèle de la SNCF, qui a fermé l'accès au régime spécial pour les nouveaux agents".

Le ministre du Travail ne doute pas que "la question du régime de l'Assemblée nationale et du Sénat sera abordée dans le cadre du départ parlementaire", mais il a exclu certains régimes, tels ceux des marins, ou des danseurs de l'Opéra de Paris et de la Comédie française.

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Interrogé sur l'éventuel décalage de l'âge à partir duquel il est possible de partir en retraite progressive, 60 ans aujourd'hui, Olivier Dussopt a révélé que "quand on décale l'âge d'ouverture des droits, il est logique que les paliers soient décalés d'autant". Cette logique pourrait s'appliquer notamment au dispositif carrières longues, qui permet de partir en retraite plus tôt quand on a commencé à travailler tôt, soit aujourd'hui avant 20 ans.

Le ministre y voit cependant deux exceptions : le gouvernement ne souhaite pas "décaler l'âge de suppression de la décote qui est à 67 ans", ni "modifier les bornes d'âge qui permettent un départ à la retraite à taux plein pour les assurés invalides ou inaptes à 62 ans et pour les travailleurs handicapés à 55 ans".

Interrogé sur le fléchage des économies réalisées, Olivier Dussopt répond que "pas un euro de cotisation retraite ne financera autre chose que les retraites". Mais en favorisant l'emploi des seniors, la réforme pourrait aussi générer davantage de recettes fiscales et sociales pour les autres branches de la Sécurité sociale, note-t-il.


Laetitia Asgarali Dumont

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