Orange : le sous-traitant Scopelec prépare le licenciement économique de 800 salariés

LC. avec l'AFP
Publié le 21 avril 2022 à 12h27
Orange : le sous-traitant Scopelec prépare le licenciement économique de 800 salariés

Placé en procédure de sauvegarde depuis un mois, le sous-traitant d’Orange annonce des suppressions de postes.
Quelque 800 personnes sont concernées sur les près de 4000 salariés de cette entreprise spécialisée dans la pose de fibre optique et l’entretien du réseau.

Après une attaque en justice, le bras de fer continue. Le sous-traitant d'Orange, Scopelec, en difficulté depuis la perte d'un gros contrat avec l'opérateur historique de télécoms, prépare un plan social. Au total, 800 personnes sur les 3.600 en poste pourraient perdre leur emploi, a indiqué, ce jeudi 21 avril, l'entreprise à l'AFP, confirmant une information du Figaro.

"La direction a fait part du projet de réunir les partenaires sociaux dans les prochains jours pour préparer la mise en place d'un PSE (plan de sauvegarde de l'emploi, ndlr) qui concernerait 800 emplois", a déclaré un porte-parole de l'entreprise. Le sous-traitant assurait pour Orange la pose de la fibre optique et l'entretien du réseau cuivre dans le cadre d'un contrat arrivé à son terme fin mars. Ce marché, qui n'a pas été reconduit, représente 40 % du chiffre d’affaires de la coopérative et menace la totalité des salariés de son groupe.

Une manifestation, ce jeudi à Paris

Notifiée mi-novembre de la perte du contrat, Scopelec estime n'avoir eu aucun signe avant-coureur d'Orange sur la perte de ce volume d'affaires et ne pas avoir eu le temps de s'y préparer. Depuis novembre, où 1.800 emplois menacés étaient évoqués, "700 personnes ont soit été reclassées en interne, soit sont parties dans d'autres entreprises qui ont gagné les marchés, soit ont quitté le domaine même des télécoms", a poursuivi le porte-parole de l'entreprise.

Le 7 avril, les salariés ont publié dans plusieurs journaux une lettre ouverte aux candidats à la présidence Emmanuel Macron et Marine Le Pen, ainsi qu'aux candidats aux élections législatives, les appelant à agir pour éviter "un des plus lourds plans sociaux qu'ait connu la France depuis des mois". Le même jour, 150 à 200 salariés ont manifesté dans la capitale et obtenu un rendez-vous avec la ministre de l'Industrie. Un nouveau mouvement des salariés doit en outre se tenir, ce jeudi, place de la Bastille à Paris.

Les salariés de Scopelec manifestent, le 7 avril à Paris.

Mais la direction de Scopelec est bien décidée à maintenir la pression pour arriver à ses fins. En procédure de sauvegarde depuis un mois, elle demande qu'Orange l'"accompagne réellement dans (sa) restructuration sociale" et finance une partie du PSE, et que l'État actionnaire "joue le rôle d'arbitre impartial".

Elle compte également faire appel de la décision rendue vendredi 15 avril par le juge des référés du tribunal de commerce de Paris, qui l'avait débouté de sa demande de prolongation du contrat avec Orange, et "va également assigner Orange sur le fond, car la rupture des contrats commerciaux ne nous paraît pas avoir respecté les règles du droit commercial", a-t-elle indiqué.


LC. avec l'AFP

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