Betty Gervois, la mère de Lindsay qui s'est suicidée après avoir été harcelée à l'école, a été reçue par Brigitte Macron à l'Elysée.
J'ai été "entendue et soutenue" par la Première dame, a assuré Betty Gervois.

"J'ai été écoutée". Trois semaines après le suicide de Lindsay, victime de harcèlement scolaire, sa mère Betty Gervois a été reçue à l'Elysée par Brigitte Macron. Une collaboration entre les deux femmes pourrait voir prochainement le jour pour lutter contre ce fléau à l'école.

À la sortie de la rencontre, qui a duré un peu moins de deux heures, la mère de l'adolescente a aussi dit avoir été "entendue et soutenue" par la Première dame. "Elle a été reçue avec humanité", a complété son avocat, maître Pierre Debuisson. "C'était une conversation entre une maman et une autre maman".

"Travailler main dans la main"

Lors de cet entretien, les questions en lien avec la protection contre le harcèlement en ligne ont été largement évoquées, a indiqué l'avocat. Une collaboration devrait également se mettre en place entre Betty Gervois et Brigitte Macron, qui "demande à la maman de Lindsay de pouvoir travailler avec elle main dans la main pour continuer ce combat par des mesures concrètes", a ajouté l'avocat. La possibilité qu'elle devienne "ambassadrice du programme pHARe" de lutte contre le harcèlement a été évoquée, selon lui. Brigitte Macron, ancienne enseignante, est particulièrement mobilisée dans la lutte contre le harcèlement scolaire et le cyberharcèlement.

Avec cette visite à l'Élysée, les autorités espèrent tourner la page après un premier rendez-vous manqué. Reçue lundi par Pap Ndiaye, la famille de Lindsay avait en effet estimé que le ministre de l'Éducation n'avait pas été "sincère" et leur avait apporté une réponse "insuffisante". L'avocat de la famille, Me Pierre Debuisson, avait déploré qu'il n'y ait "pas de mesures concrètes, pas de moyens financiers alloués à cette cause".

Après ces critiques, Pap Ndiaye a promis "des moyens supplémentaires", avec notamment la création d'un référent sur le harcèlement "dans chaque établissement". Ce responsable sera nommé à partir de la rentrée prochaine, avec une rémunération supplémentaire pour cette mission, a précisé le ministère. Il pourra s'agir d'une infirmière, d'un conseiller principal d'éducation (CPE) ou d'un enseignant.

"Nous devons aller plus loin", avait cependant martelé la Première ministre. Mardi, elle a énuméré les autres actions du gouvernement, notamment "étendre au lycée" le programme Phare de lutte contre le harcèlement à la rentrée ou "protéger davantage les élèves victimes en primaire en ouvrant par décret la possibilité d'écarter d'une école un élève auteur de harcèlement".


T.G. avec AFP

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