TÉMOIGNAGE - Timéo, mort à 4 ans après un surdosage de médicaments : "Tous les jours, ce sont des remords"

La rédaction de TF1info
Publié le 22 novembre 2022 à 12h19
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Source : TF1 Info

Elodie Gaire, la mère de Timéo, un enfant de 4 ans décédé après un probable surdosage de médicament en 2015, a témoigné ce mardi sur LCI.
Le procès de trois soignantes et le directeur général adjoint du centre hospitalier de Nancy, où l'enfant avait été soigné, s'est ouvert devant le tribunal correctionnel de Nancy.

"On a promis qu'on tiendrait jusqu'au bout et que la vérité éclaterait". La mère de Timéo, un enfant de 4 ans victime d'un surdosage médicamenteux, a témoigné ce mardi sur LCI alors qu'un procès s'ouvre à Nancy.

"Tous les jours, ce sont des remords. Je me vois encore dire à mon fils qu'il n'y a pas de souci, que tout ira bien et qu'on va rentrer à la maison. Il aura retrouvé les siens, ce sera magnifique", raconte Elodie Gaire. Avant d'ajouter : "Le ressenti, c'est qu'ils m'ont fait mentir à mon fils et que je n'ai pas tenu ma parole, je ne l'ai pas ramené à la maison."

Erreur de prescription

Les faits remontent à 2015. Le petit garçon de 4 ans avait été admis au CHRU de Nancy pour des douleurs aux jambes, après avoir chuté d'une moto sur laquelle son père le transportait. Pour soulager l'enfant, après trois semaines de soins au cours desquels le corps médical peinait à établir un diagnostic clair, il avait été décidé de lui donner de la colchicine, un anti-inflammatoire. Mais une erreur de prescription aboutira à l'administration, deux jours consécutifs, de 16 fois la posologie requise pour un si jeune patient.

Ce mardi, trois soignantes ainsi que le directeur général adjoint du CHRU de Nancy, représentant l'établissement, ont pris place face aux juges : la cardiologue pédiatrique ayant prescrit la colchicine, la cheffe de clinique adjointe débordée n'ayant pas suffisamment encadré l'interne en médecine en charge du jeune patient, et enfin l'infirmière ayant administré de manière négligente la prescription erronée, doivent s'expliquer face aux juges. Le CHRU de Nancy est, lui, jugé comme personne morale.

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Une vingtaine de proches de la famille de l'enfant, arborant des T-shirts à l'effigie du petit garçon, étaient présents au début de l'audience.


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