Corse : Darmanin annonce sa venue sur place mercredi et jeudi et appelle à un "retour au calme sans délai"

A. LG
Publié le 14 mars 2022 à 8h48
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Le ministre de l'Intérieur se rendra en Corse cette semaine.
Il a "fermement" condamné les violences des derniers jours.
Dimanche, la manifestation à Bastia en soutien à Yvan Colonna a viré à "l'émeute".

Sans calme, "aucun dialogue ne peut débuter". Gérald Darmanin se rendra en Corse mercredi et jeudi pour "ouvrir" un "cycle de discussions" avec "l'ensemble des élus et des forces vives de l'île", a-t-il annoncé lundi dans un communiqué transmis à l'AFP, condamnant les violences des derniers jours. Le gouvernement a "entendu les demandes des élus de Corse sur l'avenir institutionnel, économique, social ou culturel" de la Corse, notamment "celles du président du conseil exécutif, Gilles Simeoni", qui réclame entre autres revendications un statut d'autonomie pour la Corse, a ajouté le ministre de l'Intérieur. 

Objectif de ce cycle de discussions "sans précédent" : "Trouver les conditions d'une telle évolution de la Corse dans la République, ainsi que le prévoit la Constitution", poursuit Gérald Darmanin, sans détailler.

La manifestation de Bastia vire à "l'émeute"

Le ministre appelle par ailleurs à un "retour au calme sans délai" après les violences des derniers jours qu'il condamne "fermement". Dimanche, la manifestation à Bastia en soutien à Yvan Colonna a viré à "l'émeute", selon le procureur de Bastia, avec 67 blessés dont 44 membres des forces de l'ordre, avec un bilan final de 67 blessés dont 44 membres des forces de l'ordre.

Gaz lacrymogènes et canons à eau d'un côté, cocktails molotov, bombes agricoles et cailloux récupérés sur les voies ferrées de l'autre : à 20h, "les attaques se poursuivaient dans différents secteurs du centre-ville de Bastia, avec une violence extrême", avait précisé la préfecture, selon qui des "émeutiers" auraient tiré "à de nombreuses reprises à la carabine à plomb" sur des membres des forces de l’ordre. Ces heurts ont duré jusqu'à 22h30, selon le dernier communiqué de la Préfecture, qui avait appelé "la population du centre-ville de Bastia à éviter de sortir de chez elle". 

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Depuis l'agression le 2 mars en prison de ce militant indépendantiste condamné pour sa participation à l'assassinat du préfet Erignac en 1998, plusieurs rassemblements et violences ont eu lieu sur l'île, sur fond d'interrogations sur les conditions de cette attaque.


A. LG

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