La flambée des prix de l'énergie

TotalEnergies : la grève s'enracine et fait peser le risque de tensions à la pompe

F.S.
Publié le 30 septembre 2022 à 17h12
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Les salariés de TotalEnergies ont entamé un quatrième jour de grève ce vendredi.
La CGT alerte sur des difficultés d'approvisionnement dans certaines stations-service.
Le groupe pétrolier rétorque qu'il n'y aura "pas de manque de carburants".

Le risque était connu. Alors que les salariés de TotalEnergies ont entamé un quatrième jour de grève ce vendredi 30 septembre, la CGT estime que le mouvement social pourrait entraîner des difficultés d'approvisionnement dans certaines stations-service. 

"Pas de manque de carburants", rétorque le groupe

Réclamant une prise en compte de l'inflation dans les salaires à hauteur de 10% pour l'année 2022, le "dégel des embauches" en France et "un plan massif d'investissements" dans l'Hexagone, les grévistes de la plupart des raffineries françaises de l'entreprise ont décidé vendredi de prolonger le mouvement qui devait initialement s'achever jeudi soir, au terme de trois jours d'arrêt de travail. Alors que le mouvement a été suspendu à la raffinerie de Donges "jusqu'au début de la semaine prochaine" et au dépôt de carburant de Grandpuits, il a ainsi été reconduit à l'agroraffinerie de La Mède, dans les Bouches-du-Rhône, comme dans les raffineries de Normandie, dont la mise à l'arrêt a débuté pour des raisons de sécurité, ou de Feyzin, dans l'agglomération lyonnaise. En cas d'arrêt effectif de la raffinerie près du Havre, il n'y aurait plus que deux raffineries en activité sur les huit sites que compte la France, selon la CGT.

De quoi mettre encore plus sous tension des stations déjà victimes de leur succès. Depuis la mise en place par le géant pétrolier d'une remise à la pompe de 20 centimes afin de contenir la facture énergétiques des Français, ses pompes sont prises d'assaut. 

Des "problèmes d'approvisionnement" ont donc été évoqués par Eric Sellini, coordinateur CGT pour le groupe. Si bien qu'il affirme avoir été obligé de "s'approvisionner à la concurrence" en Ile-de-France. Même si des "conséquences pour le public" ne sont pas dans leur "objectif", la poursuite de la grève risque "d'accroître encore la problématique", a-t-il relevé.

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De son côté, le groupe qui a annoncé ce mercredi verser à ses actionnaires un acompte sur dividende exceptionnel de 2,62 milliards d'euros, n'évoque pas de tel problème. Si TotalEnergies reconnaît des difficultés dans "certaines stations", en raison d'une affluence en hausse de "30% sur le mois de septembre", il assure "qu'il n'y a pas de manque de carburants car TotalEnergies a constitué des stocks et procède actuellement à des imports réguliers". "Malgré les mouvements sociaux, le réapprovisionnement de nos stations se poursuit dans le contexte de l'opération de baisse des prix", ajoute le groupe, précisant recourir à des moyens logistiques supplémentaires.


F.S.

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